À Montpellier, ce mercredi 11 mars, le litre de gasoil frôle les deux euros et les automobilistes continuent de se presser dans les stations-service. Entre résignation et recherche des tarifs les plus bas sur des sites spécialisés, beaucoup disent ne pas avoir d’autre choix que de payer plus cher pour leurs trajets quotidiens.

Ces derniers jours avec le contexte géopolitique et notamment la guerre au Moyen-Orient, le prix de l’essence a augmenté dans l’Hexagone et Montpellier n’a pas échappé à la hausse. Pourtant, ce mercredi 11 mars, les automobilistes se pressent toujours à la pompe alors que le prix du gasoil oscille autour des deux euros. Certains essayant de dénicher la bonne affaire en visualisant auparavant les prix de chaque station sur des sites spécialisés tels que Mon-essence.fr, mais la plupart se résignent à devoir débourser plus que d’habitude.

« C’est la France à Macron ! », s’exclame Ange sur son scooter au moment de remplir son réservoir de Sans-plomb 95. « Je viens faire le plein parce que je suis complètement à sec. Pour moi, l’augmentation n’est pas énorme mais je passe quand même de 8 à 11 euros », racontait le jeune homme. « Mon réservoir est petit donc je n’ai pas du tout pu anticiper l’augmentation des prix. C’est sûr que ça monte de plus en plus », rigole celui qui habite à Marsillargues. « Je fais l’aller-retour tous les jours pour le boulot. »

« Ce n’est pas la première fois »

Juste à côté, Solenne avoue ne pas beaucoup utiliser sa voiture. « Circuler à Montpellier, c’est déjà un enfer », peste-t-elle. « Avant d’aller à la station, j’ai pris le temps pour voir si les prix redescendaient. Mais ici, c’est une des moins chères du secteur », indique la Montpelliéraine. « J’utilise tellement peu ma voiture que je me suis dit que je n’aurais pas besoin de remettre du gasoil. Au final, ça descend, ça descend et il faut en remettre. C’est raté ! »

« Le prix a augmenté d’environ 30 centimes, c’est certain, après ce n’est pas la première fois », rappelle un autre conducteur. « Je suis obligé de me servir de ma voiture pour aller au travail. » L’augmentation du prix dans les stations-service s’explique par celui du baril. Ce dernier est passé de 60 à 90 dollars, après avoir franchi, un temps, la barre des 100 dollars. Une hausse d’un dollar équivaut pour l’automobiliste à un centime en plus, d’où le gonflement de 25 centimes en moyenne du prix du litre. En attendant une éventuelle accalmie sur les marchés du pétrole, les automobilistes montpelliérains, eux, n’ont guère d’autre choix que de lever le pied… ou de continuer à lever le pistolet à la pompe.