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Rédaction de Toulouse

Publié le

11 mars 2026 à 20h30

Le dernier opus de Park Chan-wook nous met dans les pas d’un cadre confortablement installé dans son usine papetière. Marié, deux enfants, deux chiens, une très belle maison. Le rêve. Sauf que celui-ci va s’effondrer du jour au lendemain lorsque You Man-su, le chef de famille, se retrouve sans travail. En dehors des problèmes financiers que cela induit, dans son pays, ne pas travailler est un déshonneur.

Vingt ans après Costa-Gavras

La restructuration de son entreprise entraîne cependant le recrutement d’un cadre pour une activité dont il a la capacité. Après avoir bien tourné le problème dans tous les sens, Man-su ne voit qu’une solution, éliminer tous les autres candidats à ce poste.

Le scénario est inspiré du livre de Donald Westlake (1933-2008) : Le Couperet, ayant déjà fourni matière au réalisateur Costa-Gavras pour son film au titre éponyme sorti en 2005. En fait il aura fallu vingt années de réflexions au Sud-coréen pour adapter le roman noir du New-yorkais publié en 1997.

Incroyable lucidité

Porté par son acteur fétiche : Lee Byung-hun, ce film est une satire d’une incroyable lucidité de la société sud-coréenne prônant un libéralisme à tous crins.

Le héros doit nourrir son foyer, quoi qu’il lui en coûte. Les mains couvertes de sang, il continue aveuglément, maladroitement mais férocement sa quête afin de revenir dans une nouvelle normalité sociale. Les nouveaux barbares ne sont-ils pas finalement que le fruit adultérin d’un certain système économique ?

La bande annonce

Robert PÉNAVAYRE

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