Invité de RTL jeudi 12 mars, le président LR de la Région Hauts-de-France a dénoncé “ceux qui ont profité” de l’augmentation des prix du carburant, qui a dépassé le seuil symbolique des deux euros à la pompe. Xavier Bertrand demande que l’État plafonne les prix.
« Il faut plafonner les marges de ceux qui ont profité de la situation », a estimé Xavier Bertrand sur RTL jeudi 12 mars. Le président LR de la Région Hauts-de-France dénonce l’augmentation soudaine des prix du carburant en raison de la guerre au Moyen-Orient. « Ils ont augmenté les prix. Ça s’appelle un scandale », a-t-il asséné au micro de Thomas Sotto.
Pour remédier à cette situation injuste, qui « touche ceux qui ont besoin de leur voiture particulière pour aller travailler », Xavier Bertrand propose de plafonner les marges des pétroliers et des stations-service pour contrôler le prix de l’essence pour les consommateurs. Il plaide pour que le gouvernement impose ce plafond, notamment en cas de refus de la part des acteurs concernés. Il estime qu’on « ne peut pas continuer à avoir des prix aussi élevés alors même que certains ont profité de la situation ». Xavier Bertrand rejette toutefois la proposition émanant du RN visant à réduire la TVA prélevée sur les carburants. Le président de région souhaite que cette mesure n’alourdisse pas la situation déjà fragile des finances publiques.
« Les distributeurs de carburants s’engagent à des baisses significatives »
Dans la même journée, le ministère de l’Économie a indiqué dans un communiqué que « les distributeurs de carburants s’engagent à des baisses significatives des prix », rapporte Ouest-France. Le ministère précise que certains acteurs ont accepté de « plafonner » leur prix tandis que d’autres ont opté pour une « baisse significative » après une réunion à Bercy.
Des engagements qui s’inscrivent dans la continuité de l’impulsion donnée par la France lors du G7, à savoir de libérer les réserves stratégiques de pétrole pour réduire les cours mondiaux. Par ailleurs, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) devrait continuer à contrôler ces prix « afin que la libre concurrence et l’information des consommateurs soient garanties sur l’ensemble du territoire ».
publié le 12 mars à 14h56, Camille Buonanno, 6Medias
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