La soirée du 10 mars 2026 à Paris restera comme l’un des moments marquants de ce Ramadan. À l’InterContinental, l’Iftar de la paix organisé par l’imam Hassen Chalghoumi et le pianiste et compositeur Omar Harfouch a rassemblé plusieurs centaines de personnalités diplomatiques, politiques, religieuses et intellectuelles venues célébrer le dialogue entre les cultures. Animée par Ariel Wizman, la soirée s’est imposée comme un rendez-vous désormais incontournable de la vie parisienne pendant le Ramadan.
La présence de l’ambassadeur des États-Unis en France, Charles Kushner, venu avec son épouse, a donné à l’événement une dimension internationale. Autour des organisateurs, plusieurs figures politiques françaises avaient également fait le déplacement, parmi lesquelles Manuel Valls, Éric Dupond-Moretti et le ministre délégué Mathieu Lefèvre. La princesse Camilla de Bourbon des Deux-Siciles figurait également parmi les invités.
Moment central de la soirée, Omar Harfouch a interprété au piano un extrait de son « Concerto pour la paix », une œuvre devenue au fil des années la signature artistique de son engagement. Pendant plusieurs minutes, le silence s’est imposé dans la salle tandis que le pianiste livrait une prestation intense devant les diplomates et responsables religieux présents.
L’émotion était particulièrement visible du côté de l’ambassadeur américain. À l’issue de la performance, Charles Kushner s’est avancé vers le pianiste pour le féliciter chaleureusement et l’enlacer sous les applaudissements nourris des invités, offrant l’une des images les plus marquantes de la soirée. La scène a illustré la capacité de la musique à dépasser les frontières politiques et diplomatiques.
Fidèle à sa vocation interreligieuse, l’événement a également réuni plusieurs figures majeures du dialogue entre les religions, parmi lesquelles le grand rabbin de France Haïm Korsia, le président du CRIF Jonathan Arfi ainsi que l’écrivain Marek Halter, qui a rappelé que la civilisation commence lorsque les hommes choisissent le dialogue plutôt que la violence.
Au cours de la soirée, un « Olivier de la paix » a également été remis au président américain Donald Trump, par l’intermédiaire de l’ambassadeur Charles Kushner chargé de lui transmettre la distinction. Avec cette nouvelle édition particulièrement suivie, l’Iftar de la paix confirme son rôle de plateforme de dialogue à Paris, où diplomatie, culture et engagement artistique se rejoignent autour d’un message simple porté notamment par Omar Harfouch : celui d’une paix construite par la rencontre et la culture.