Les six individus ont été interpellés mardi, dans le…
Les six individus ont été interpellés mardi, dans le cadre d’une vaste enquête menée par le Pôle régional environnemental du tribunal judiciaire de Bayonne. Deux autres ont également été interpellés par la Guardia Civil en Espagne, en coordination avec Europol, avec des perquisitions.
Selon le parquet de Bayonne, qui avait ouvert une information judiciaire le 5 mars, le trafic était organisé par un collecteur basé dans les Landes, qui travaillait officiellement pour un mareyeur installé sur le territoire national. Ils auraient contourné la réglementation « en alternant délibérément entre des civelles pêchées par des professionnels et des civelles braconnées », précise dans un communiqué la procureure de la République à Bayonne, Mariel Garrigos.
7 millions de spécimens
Depuis deux ans, ils auraient collecté et transporté clandestinement plus de deux tonnes de civelles non traçables vers le mareyeur français, son employeur, et un autre mareyeur espagnol. Le nombre de civelles illégalement exporté est estimé à 7 millions de spécimens, d’une valeur de 600 000 euros.
Les six ressortissants français ont été mis en examen des chefs de « participation à association de malfaiteur », « détention ou transport non autorisé en bande organisée d’animal d’espèce non domestique », « cession non autorisée en bande organisée d’animal d’espèce non domestique », « exportation ou réexportation non autorisée en bande organisée d’animal d’espèce non domestique », ainsi que « faux » et « usage de faux ». Dans le cadre de leur contrôle judiciaire, ils ont l’interdiction d’exercer toute activité de pêche. L’un d’eux a dû déposer une caution de 100 000 euros.
Espèce en danger d’extinction
L’information judiciaire se poursuit afin de « déterminer les niveaux de responsabilité, préciser l’ampleur du trafic et évaluer le montant du préjudice », explique le parquet. La civelle est une espèce en danger critique d’extinction, réglementée par l’Union européenne et à haute valeur marchande.