Par

Marjorie Durupt

Publié le

12 mars 2026 à 17h58

Depuis septembre 2025, le CHRU de Nancy s’est doté d’une nouvelle unité dédiée à la prise en charge de la douleur des patients opérés. Baptisé SAPO, pour Service d’analgésie périopératoire, ce dispositif mobile vient en appui des équipes médicales et paramédicales dans plusieurs services de chirurgie. On vous fait découvrir ce nouveau service

Avant une intervention, de nombreux patients éprouvent du stress et craignent la souffrance post-opératoire. Parfois, les antalgiques ne suffisent pas, et certains se retrouvent démunis, ne sachant pas vers qui se tourner ni comment atténuer cette douleur.

Diminuer et prévenir la douleur 

Afin d’améliorer la prise en charge de la douleur et le confort des patients, six infirmiers anesthésistes et des médecins anesthésistes-réanimateurs interviennent dans quatre services du CHRU. Rattaché au service d’anesthésie réanimation dirigé par le Pr Losser, l’équipe intervient pour le moment uniquement en chirurgie digestive cancérologique, chirurgie viscérale et cancérologique, chirurgie vasculaire et chirurgie thoracique.

« Notre rôle principal est d’anticiper et d’adapter la prise en charge, en la rendant la plus personnalisée possible pour chaque patient. Nous intervenons donc avant et après l’intervention afin de diminuer, voire prévenir, la douleur. Pour cela, nous travaillons en étroite collaboration avec les chirurgiens », explique Kenza Lebcir, médecin référente du SAPO. 

De l’hypnose ou des anesthésies loco-régionales peuvent être proposées 

À l’origine de ce projet, se trouve Céline Babel, infirmière anesthésiste, engagée depuis plusieurs années dans l’amélioration de la prise en charge de la douleur au bloc opératoire et dans les services de chirurgie.

« Bien souvent, après les opérations, les patients ne savent pas toujours comment gérer la douleur et ils sont perdus. Les médecins leur donnent des informations, mais ils ne suivent pas toujours les prescriptions ou ont des questions par la suite. Nous sommes là pour les conseiller et répondre à leurs interrogations », confie Céline Babel.

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Mais alors quelles sont les méthodes ? « Il peut s’agir d’hypnose ou d’anesthésie loco-régionale. Cette dernière est une technique qui endort uniquement une partie du corps : l’anesthésique est injecté autour des nerfs qui desservent la zone opérée, bloquant ainsi la transmission de la douleur », poursuit l’infirmière anesthésiste.

« L’idée est aussi d’éviter que le patient doive recourir à la morphine »

Des séances de soutien psychologique peuvent également être proposées aux patients. À l’avenir, l’objectif serait d’étendre l’appui de l’équipe anti-douleur à l’ensemble des services de l’hôpital. Prochainement, le SAPO devrait notamment intervenir en urologie et en chirurgie ORL.

« Traiter efficacement la douleur aiguë, avant et après l’opération, est essentiel pour prévenir l’installation d’une douleur chronique. L’idée est aussi d’éviter que le patient doive recourir à la morphine sur une très longue période. Une prise en charge adaptée dès le départ réduit les risques de souffrance prolongée et facilite la récupération », ajoute Florence Vial, médecin anesthésiste-réanimatrice et coresponsable du pôle anesthésie-réanimation. 

En moyenne, 400 malades sont accompagnés par le SAPO chaque mois. 

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