Alice Cordier a sorti les rames pour se défendre de toute idéologie néonazie. Un certain Kennet Ukraine a posté une image en compagnie de la présidente du collectif fémonationalistes Némésis avec la description : « Alice Cordier du collectif Némésis, à l’ancienne, de Bretagne à Lyon, SS partout. »
Les deux personnes sur la photo, dont une est floutée, font chacun un « S » avec les mains, un signe qui fait référence à l’imagerie néonazie puisqu’il représente le symbole « SS », de la Schutzstaffel, une des principales organisations du régime nazi. Dans ce post publié le 5 mars dernier, la photo est accompagnée de l’image d’un homme faisant le même signe, couronné d’un soleil noir, autre symbole du IIIe Reich.
5 – Sur la deuxième image, on voit un « hooligan sanctifié » avec un Soleil noir derrière la tête et tatoué sur le coude. Ce symbole est une création des SS Heinrich Himmler et Karl Maria Wiligut pour le château SS de Wewelsburg. pic.twitter.com/V95daiV8WE
— Ricardo Parreira (@ParreirRicardo) March 10, 2026
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J’accepteDes joues de « bébé » et un groupe de rap
Dénonçant la « police des doigts », Alice Cordier s’est défendue de toute référence au régime nazi. « Comme mes joues en attestent, je suis un bébé, dans un bar de surfers et un inconnu me montre le geste d’un groupe de rap. Merci au revoir », a-t-elle publié sur ses réseaux sociaux.
Plus tard, elle a précisé qu’il s’agissait du groupe L’Uzine. Mais le groupe a appelé la militante d’extrême droite à aller se « trouver une autre excuse » affirmant être « antiraciste depuis la première heure », rapporte La Provence. Même réaction chez le Toulouse FC après qu’Alice Cordier a comparé son geste avec celui que fait la joueuse Louna Lapassouse pour célébrer ses buts.
« Ce geste, qu’elle réalise depuis de nombreuses années, représente simplement ses initiales. Les interprétations malveillantes qui circulent sont mensongères et relèvent d’une polémique indigne », écrit le club. Autre problème dans la communication d’Alice Cordier : alors qu’elle souligne ses « joues de bébé » sur la photo, la soirée pendant laquelle a été immortalisé ce moment date de 2022, assure Check News. Alice Cordier avait alors 24 ans.
Des liens avec des militants néonazis
Ce Kennet Ukraine auteur de la publication a été identifié par le journaliste spécialiste d’extrême droite Ricardo Parreira comme étant Gwendal D., un militant néonazi parti combattre en Ukraine avec le bataillon « Revanche », une formation ukrainienne liée au parti ultranationaliste, selon des informations de Streetpress. Il expose ses tatouages de croix gammées et autres signes néonazis sur les réseaux sociaux. Gwendal D. a toutefois démenti être derrière le compte Kennet Ukraine qui lui est attribué, menaçant Ricardo Parreira de porter plainte.
Alice Cordier sort tout juste d’une polémique à la suite de la mort de Quentin Deranque. Après avoir donné plusieurs versions différentes du contexte dans lequel la rixe entre militants d’extrême droite et d’extrême gauche a éclaté, Alice Cordier a dû s’expliquer sur des messages révélés par L’Humanité dans lesquels des membres de Némésis proposent de servir d’appâts pour attirer les militants d’extrême gauche dans un guet-apens. Plusieurs députés ont demandé la dissolution de Némésis à la suite de ces révélations. Némésis a dénoncé de son côté une « opération d’intoxication par contrefeu » et annoncé son intention de déposer plainte pour diffamation.