Pablo Longori a privé de son
statut de président de l’OM, Michel Platini pour certains a pris
des allures de successeur idéal.
Mis sur la touche par Frank McCourt lui-même, au profit d’un
Medhi Benatia conforté dans le secteur sportif après avoir un temps
remis sa démission, Pablo Longoria est le grand perdant de la crise
qui a secoué l’OM après
le départ de Roberto De Zerbi sur une succession de désillusions.
Jusqu’alors directeur général, Alban Juster a pris la relève
provisoirement. Mais le club phocéen cherche bel et bien à
remplacer durablement l’Espagnol.
Géographiquement parlant, il est un candidat naturel et légitime
qui revient régulièrement dans les conversations tenues en
coulisses: un certain Michel Platini résidant à Cassis, à 30
kilomètres à peine de Marseille. La rumeur avait déjà frappé à
l’après-Labrune et l’après-Eyraud alors que l’intéressé est libre
depuis octobre 2015 et la fin heurtée de sa carrière de patron de
l’UEFA.
Cette semaine sur les ondes de RMC, l’ancien numéro 10 des Bleus
a été sollicité sur la question, et un possible retour aux affaires
à la tête de l’OM. « Je vous ai dit que je ne reviendrai plus
dans le football, dans les institutions, les clubs… Le temps passe
et c’est toujours compliqué de revenir », dixit Michel
Platini dans une réponse on ne peut plus ferme et limpide.
Une dent contre les institutions du foot
« Transmettre à des enfants oui, j’ai 71 ans cette
année et jouer au ballon ça devient compliqué. Difficile de courir,
tacler, tirer mais j’ai toujours la vision du jeu »,
ajoute le triple Ballon d’Or (1983, 1984, 1985), qui n’exclut donc
pas de revenir un jour au football mais simplement pour partager sa
science du beau jeu auprès des nouvelles générations.
Récemment acquitté dans une affaire d’escroquerie présumée qui
lui aura coûté la présidence de la FIFA en 2016, Michel Platini ne
cache plus son aversion pour les institutions politisées du ballon
rond. L’ancienne gloire tricolore avoue s’être « sentie lâchée
par la FFF et par l’Etat français », non sans préciser ne «
plus avoir de contact avec la Fédération ».