En début de soirée, avant qu’elle ne monte sur scène, plusieurs de ses colistiers ainsi que Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis, Jérémie Iordanoff, député de l’Isère, Pierre Jouvet, député européen et secrétaire général du Parti socialiste, et son frère, François Ruffin, député de la Somme, ont d’abord pris la parole pour apporter leur soutien à Laurence Ruffin.
« Parfois, on va soutenir mais on ne sait pas trop qui. Ici, je connais le “produit” !, a lancé son François Ruffin. Grenoblois vous avez de la chance, vous avez Laurence. Vous avez une chance immense et il y a un seul souci, je suis sérieux, c’est que vous en privez la France. Je considère que ma sœur devrait être au ministère de l’économie à Bercy. La meilleure, c’est ma sœur, c’est la meilleure de la famille», a notamment déclaré son frère.
Avant de « comme à la récré », se charger de critiquer l’adversaire tout désigné du premier tour de ce dimanche : Alain Carignon. « Quand je l’appelle, elle me dit, “il est méchant”. Je lui dis, mais quelle chance, tu as Carignon, mais c’est un régal, j’en fais mon petit-déjeuner, mon dîner, mon goûter. Un bon film, c’est un bon méchant », a affirmé le député. Avant d’appeler à se mobiliser dès le premier tour: « Ici, vous avez un bulletin et un seul, un bulletin Ruffin, le bulletin de ma sœur, le reste, ce sont des bulletins perdus, ce sont des bulletins inutiles ».
« Coopérer, je ne sais faire que ca, c’est l’histoire de ma vie »
La candidate de l’union de la gauche, soutenue par 13 partis, a présenté quelques axes de son programme pour Grenoble devant plusieurs centaines de personnes qui avaient pris place sous le chapiteau monté pour l’occasion au jardin de ville.
« Nous avons besoin d’un nouveau cycle, d’un nouveau projet. Exigeant sur le fond et apaisé sur la forme. Pour parler aux électeurs de gauche mais pas seulement, a lancé la quadragénaire à la salle. Mon engagement à moi est né sur le terrain. On veut une politique de gauche efficace, une politique du courage. Une gauche qui s’intéresse à tous ceux qui nous disent être éloignés de nous. On veut parler à tous ceux qui ne viennent pas à nos réunions. C’est de ça qu’est né notre projet ».
Dans son discours, Laurence Ruffin a aussi rendu hommage à Éric Piolle « pour son soutien, son courage avec ses deux équipes qui ont travaillé pour Grenoble ».
Elle a enfin rappelé son envie de « proposer un changement de méthode. Ça ne va pas vous surprendre. Coopérer, je ne sais faire que ca, c’est l’histoire de ma vie. C’est ça que je veux que l’on fasse à Grenoble », a réaffirmé la candidate. Avant de conclure : « Nous voulons du bonheur partagé. Notre union peut être une source d’inspiration. Le 15 mars, dites oui à Grenoble ! »