Une des actrices de Scream 7 a des choses à dire sur la fin si décriée du film et les motivations de Ghostface légèrement incompréhensibles. Et elle confirme le pire sur la fabrication de cet épisode.
Ce n’est qu’une question de temps avant que Scream 7 ne devienne le plus gros succès de toute la saga Ghostface puisque le film a déjà encaissé plus de 150 millions de dollars au box-office mondial. Il a déjà dépassé les 137 millions de Scream 5 et les 166 millions de Scream 6 sont en ligne de mire, tout comme les 170 millions et quelques des deux premiers volets.
Et même si la rentabilité ahurissante du Scream original reste à des années-lumière vu son budget de 15 millions, contre 45 millions pour le septième, c’est bien la preuve que la saga est loin d’être terminée.
Mais ça ne veut pas dire pour autant Scream 7 a une belle place dans le cœur des fans, loin de là. Ce n’est pas le premier épisode à diviser le public, puisque le mal-aimé Scream 3 est par exemple passé par là, mais c’est probablement l’un de ceux qui a le plus exaspéré, notamment à cause de sa fin légèrement ratée. Et l’une des actrices du film semble assez d’accord. ATTENTION SPOILERS !
LE SYNDICAT DU SCREAM
L’actrice en question est Anna Camp, et elle a bien évidemment un avis intéressant sur la fin du film puisque c’est l’un des visages qui se cache derrière le masque de Ghostface de Scream 7. Invitée dans le podcast I’ve Never Said This Before, elle a commencé par expliquer comment elle avait décroché le rôle.
« J’ai mon rendez-vous zoom, ils ne m’envoient pas de scénario, Kevin Williamson est là et c’est Halloween ce jour-là, ce qui était plus cool et ironique. (…) Il me demande ce que mes agents m’ont dit, je lui réponds que je ne sais rien, on ne m’a rien dit. Et il commence à me parler de cette femme, qui habite dans le quartier, qui a un fils un peu bizarre et louche qui a un crush pour la famille de Sidney et tout ça, donc tout le monde pense que c’est le tueur…
Et il me dit, ‘Mais c’est pas le cas. C’est la mère. Et je veux que toi, tu joues la mère.’ Et je suis littéralement tombée de ma chaise. »
Jusque là, tout va bien. Mais la suite est nettement moins belle.

Anne Camp sur ses positions
Anna Camp est ensuite revenue sur la révélation de Scream 7 qui transforme Jessica Bowden, la voisine et pote de Sidney aperçue dans deux scènes, en frappadingue Ghostface. Et si vous trouvez tout ça parfaitement foireux et incompréhensible, sachez qu’elle aussi, même si elle tente de le dire très poliment :
« J’ai joué ce personnage comme quelqu’un qui est juste complètement obsédé. Je l’ai même jouée comme si elle était amoureuse de Sidney. Et ça n’a pas trop… Peut-être que ça n’était pas là dans les dialogues, mais il fallait que j’arrive dans cette scène en débordant d’émotions, avec des choses que j’ai dû créer de mon côté, parce qu’il n’y avait vraiment rien dans le scénario sur lequel m’appuyer.
J’ai dû créer son histoire, pourquoi j’adorais Sidney, pourquoi j’étais obsédée par elle, et tout ça dans mon coin, dans ma chambre d’hôtel, parce qu’avant ça les scènes ne faisaient rien, elle ne m’informaient en rien sur le personnage, vraiment. »

Pas le couteau de plus aiguisé du tiroir ScreamLES CHANGEMENTS DANS LA FIN DE SCREAM 7
L’actrice vue dans Pitch Perfect et True Blood, où elle était excellente en Sarah Newlin, raconte qu’elle avait d’ailleurs senti les soucis dès la découverte du scénario :
« Un des producteurs est venu me voir et m’a dit, ‘J’ai un peu envie de savoir ce que tu penses’. Et… il y avait moins de scènes avec Jessica dans cette version du scénario que dans le film que vous avez vu. Je me souviens avoir dit, en imaginant enfiler une casquette de productrice, et pas en tant qu’actrice qui aurait voulu davantage de choses à faire : ‘En tant que producteur, tu dois ajouter quelque chose. Parce que là, actuellement, ce personnage apparaît simplement, c’est une mère, et je ne réapparais pas avant la toute fin’. Donc j’ai dit, ‘Je pense qu’elle a besoin d’une autre scène’.
Et la scène qu’ils ont fini par ajouter est juste la scène avec Courteney, devant la maison… Et ce n’était pas forcément ce que j’avais imaginé. J’espérais une scène qui donnait un peu plus d’éléments sur son histoire, un peu plus de profondeur, pour savoir comment elle se sentait par rapport à son fils, ou n’importe quoi d’autre en fait. »

Sidney-à-nez avec le scénario pourrave
Anna Camp est étonnamment honnête sur les difficultés qu’elle a rencontrées pour simplement bien faire son travail :
« Au final, je ne pouvais pas continuer à faire pression pour qu’ils changent le scénario, je n’étais pas productrice sur le film, j’étais une actrice qu’ils avaient engagée. Donc à ce stade, j’ai juste dû commencer à justifier des choses et combler les vides, de mon côté, pour que cette scène finale résonne, et ressemble à la scène qu’il fallait que ce soit. »
Dernière hallucination au sujet de cette scène finale qui aurait donc pu être pire : puisque le scénario ne mentionnait même pas Jessica avait tué son propre fils durant le film, Anna Camp a insisté pour ajouter plusieurs répliques où elle explique qu’elle n’aimait pas trop sa progéniture, qui ressemblait trop à son père. Ce qui n’est tout de même pas un détail.

L’homme au masque de ni fait ni à faire
Si quelqu’un avait encore des doutes sur la fabrication absolument honteuse de ce Scream 7, et sur les finitions de ce produit né sur le cadavre de la version finalement abandonnée puisque le studio avait viré Melissa Barrera, Anna Camp vient gentiment éclaircir les choses. Si ce septième épisode a l’air d’avoir été écrit à la va-vite les yeux à moitié fermés, c’est probablement parce que c’est le cas.