Le cabinet du
représentant au Commerce a annoncé jeudi soir que 60 pays
étaient visés par des enquêtes en lien avec le recours au
travail forcé.
« Ces enquêtes permettront de déterminer si des gouvernements
étrangers ont pris des mesures suffisantes pour interdire
l’importation de biens produits en recourant au travail forcé,
et comment l’inhabilité à éradiquer ces pratiques abjectes
affecte les entreprises et les travailleurs américains », a dit
le représentant au Commerce Jamieson Greer dans un communiqué.
Certains des partenaires commerciaux les plus importants des
Etats-Unis, comme l’Australie, le Canada, l’Union européenne, la
Grande-Bretagne, Israël, l’Inde, le Qatar et l’Arabie saoudite
font partie des pays visés par l’enquête. La Chine et la Russie
sont également concernées.
La Cour suprême américaine a décidé le 20 février
d’invalider les vastes droits de douane dits « réciproques » du
président américain Donald Trump.
Le locataire de la Maison blanche a annoncé à la fin du mois
de février une surtaxe mondiale de 10% sur tous les produits
importés, qu’il a très vite portée à 15%. Cette surtaxe
s’applique pour une durée de 150 jours.
Jamieson Greer a dit espérer conclure les enquêtes au titre
de la Section 301 du Trade Act de 1974, qui a pour but de
déterminer l’équité de pratiques commerciales à l’égard des
compagnies américaine, avant que les droits de douane
temporaires n’expirent au mois de juillet.
(Kanishka Singh; version française Camille Raynaud)