À l’aune de l’urgence climatique, la maire Johanna Rolland (PS) insuffle un tournant dans la mise en récit de l’agglomération nantaise. Cette prise de distance avec l’urbanisme culturel qui a fait la réputation de la cité des ducs est suivie de près par les acteurs du monde économique.
Le fond de l’air change à Nantes. Après les années de grisaille industrielles puis les décennies roses qui ont vu la belle endormie du Grand Ouest s’éveiller au monde, la sixième ville de France connaît une nouvelle transformation. Cette métamorphose a commencé par les mots. En quelques années, la maire de la cité des ducs, Johanna Rolland (PS), a purgé de son vocabulaire les termes « croissance » et « attractivité ». À la place, l’édile a fait émerger un nouveau mantra, la «bifurcation écologique», devenu le nouvel horizon des politiques publiques municipales et métropolitaines. Un tournant assumé par l’élue social-écologiste qui a conclu, l’automne dernier, un accord pour présenter, dès le premier tour des élections municipales, une liste unique avec les Verts nantais. Objectif affiché de l’attelage : poursuivre la transformation de Nantes en ville « juste, écologique et solidaire ». Quitte à tourner la page de l’image d’une ville attractive et créative léguée par…
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