Avant de conquérir le grand écran,
Kad Merad a connu un quotidien bien différent. Loin du tumulte
parisien, l »acteur a forgé ses tout premiers souvenirs dans un
décor inattendu au cœur de la Loire.
Le singulier terrain de jeu du jeune Kad Merad
Né en Algérie,
la future légende du cinéma français traverse
la Méditerranée avec sa famille peu après sa naissance. C’est en
1964 que le clan s’installe dans un petit village du sud
roannais. Son père, Rémy, vient d’être embauché comme chef
d’atelier à la Compagnie française des produits métallurgiques.
La famille s’installe à Balbigny. Leur maison se trouve
juste en face des rails où transitent les
marchandises. Ce cadre industriel devient vite un formidable espace
d’aventures. Lors d’une interview accordée au journal Le
Progrès en 2018, l’acteur confirme cette époque :
« C’était notre terrain de jeu. »
Les inoubliables années d’école pour le petit Kad Merad
L’enfant grandit entouré de ses frères et de sa sœur. Très vite,
son tempérament jovial se fait remarquer en
classe. Son père confiait que son fils était « un vrai
comique à l’école », toujours prêt à faire une blague
pour le faire rire aux éclats. L’apprentissage
laisse tout de même quelques marques moins drôles.
Aujourd’hui,
Kad Merad âgé de 61 ans, garde en mémoire un
instituteur particulièrement sévère, car selon ses mots,
« il nous tirait par les cheveux ! ». Avant de quitter
définitivement cette zone en 1972, la tribu a brièvement
habité au-dessus de la boulangerie du village
d’Épercieux-Saint-Paul.
Cet héritage ligérien qui accompagne
toujours l’acteur Kad Merad
On ne sait pas vraiment à quoi ressemblait l’intérieur de la
maison, mais on peut aisément imaginer un salon chaleureux
aux
murs tapissés de motifs colorés. Une belle table en
bois massif réunissait sûrement la fratrie pour des dîners
joyeux. Ce passage dans la Loire a laissé des traces
indélébiles. Toujours auprès de nos confrères, la star expliquait :
« À l’époque, j’avais l’accent de la
Loire« . Il se souvient de ses copains d’enfance, dont
l’un a repris le bar-tabac de son père.
Cette période a surtout ancré en lui une véritable passion
sportive. Son père l’emmenait souvent au stade
local pour soutenir l’ASSE, sa véritable « Madeleine de
Proust ». Aujourd’hui, ces terres balbignoises restent
prisées pour leurs paisibles sentiers de randonnée et le
magnifique
château de Saint-Priest-la-Roche situé tout près.
