Le Kremlin a salué cette mesure alors que les revenus pétroliers et gaziers de Moscou ont atteint leur plus bas niveau depuis le début de la guerre en Ukraine.

Publié le 13/03/2026 06:38

Mis à jour le 13/03/2026 07:31

Temps de lecture : 2min

Le ministre des Finances américain, Scott Bessent, à Washington (Etats-Unis) le 5 mars 2026. (ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)

Le ministre des Finances américain, Scott Bessent, à Washington (Etats-Unis) le 5 mars 2026. (ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)

Les sanctions économiques contre Moscou ont été assouplies temporairement. Face au blocage du détroit d’Ormuz, les Etats-Unis ont annoncé, jeudi 12 mars, l’autorisation temporaire de la vente de pétrole russe stocké sur des navires, une mesure saluée vendredi par l’émissaire du Kremlin alors que les revenus pétroliers et gaziers de Moscou ont atteint leur plus bas niveau depuis le début de la guerre en Ukraine.

Washington a délivré une licence autorisant la vente jusqu’au 11 avril de pétrole brut et de produits pétroliers russes chargés à bord de navires avant le 12 mars. Le ministre des Finances, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué que cette nouvelle autorisation visait à « accroître la portée mondiale de l’offre existante ». Mais il s’agit d’une « mesure à court terme », a-t-il insisté. Scott Bessent a ajouté que cette annonce n’apporterait pas « de bénéfices financiers significatifs au gouvernement russe ».

L’émissaire du Kremlin pour les questions économiques, Kirill Dmitriev, a déclaré vendredi que le marché mondial de l’énergie « ne peut rester stable » sans le pétrole russe, accentuant la pression sur les Etats-Unis pour lever de davantage de sanctions, alors que les prix explosent depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Les frappes israélo-américaines en Iran ont bouleversé les secteurs de l’énergie et des transports, paralysant pratiquement toute activité dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole brut mondial. La semaine dernière, l’administration américaine a autorisé pour un mois la livraison de pétrole russe bloqué en mer vers l’Inde. Mais un tel assouplissement pose un dilemme aux Etats-Unis qui s’efforcent depuis 2022 de limiter les capacités de Moscou à financer la guerre en Ukraine.

Le blocage du détroit d’Ormuz « ne justifie en aucun cas de lever les sanctions » exercées contre la Russie, avait affirmé mercredi Emmanuel Macron. Lors d’une réunion du G7 organisée en visioconférence, le « consensus » a tenu « pour dire qu’on ne devait pas changer notre position à l’égard de la Russie et maintenir l’effort pour l’Ukraine », a déclaré le chef de l’Etat français, qui assure actuellement la présidence de ce forum des pays riches (Etats-Unis, Canada, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie et Japon).