« L’étude a été commandée en mars 2025 par certains clubs professionnels sur proposition de la Ligue de Rugby et sur la base du volontariat », indique Guillaume Gouze, consultant au CDES et ancien membre de la commission Stades de la LNR. Contrairement au voisin montois, l’US Dax n’a pas souhaité y participer. Et à la différence du rapport concernant Basket Landes en septembre 2025, qui portait sur le « poids économique » (les retombées sur l’ensemble de l’économie nationale), celui sur le Stade se concentre sur « l’impact économique » (le bassin de Mont-de-Marsan et son agglomération).

La tribune « Eovest », entièrement financée par le club dans un stade Boniface propriété de la mairie de Mont-de-Marsan, a été inaugurée il y a deux ans.

La tribune « Eovest », entièrement financée par le club dans un stade Boniface propriété de la mairie de Mont-de-Marsan, a été inaugurée il y a deux ans.

Philippe Salvat / SO

« Un vecteur d’engouement »

Le poids économique du Stade est évalué à 11 millions d’euros, alors que l’impact économique s’élève lui à 4,07 millions. Le Centre de Limoges estime par ailleurs qu’un euro d’argent public investi génère 11,60 euros d’impact économique sur le territoire. « Le ratio est bien moindre pour Basket Landes », se félicite Jean-Robert Cazeaux – non sans rappeler que le club a investi « plus de sept millions dans ses infrastructures, non pris en compte dans l’étude » : « C’est un effet levier significatif, un investissement structurant pour la ville et l’agglo. »

« Cela indique une forte capacité à capter des revenus extérieurs et à les réinjecter sur le territoire, analyse Guillaume Gouze. Cela veut aussi dire que le club capte moins d’argent public. » « Je confirme, s’exclame le chef d’entreprise. On doit être au 15e ou au 16e rang en participation d’argent public ! » 5 177 spectateurs de moyenne par match, 127 emplois équivalent temps plein soutenus et 1,48 million d’euros de contributions sociales et fiscales : « ces chiffres valorisent l’apport local du club, poursuit le consultant du CDES. Pour le territoire, c’est une bonne affaire d’avoir un club pro. » Car il reste « vecteur d’engouement : 78 % des spectateurs reconnaissent son rôle dans le rayonnement local ».

« On sait que le club ne vit pas au crochet des collectivités, mais il est important à la vie de ces collectivités »

Six millions d’euros de salaires

Concernant la proximité – et l’éventuelle concurrence – avec les voisines basketteuses championnes de France, « nous n’avons pas fait d’étude croisée, mais nous estimons que c’est plutôt un avantage d’avoir deux clubs pros pour le rayonnement, l’identité locale, le croisement des réseaux, assure Guillaume Gouze. Les deux peuvent s’auto-inspirer. » Même si « les fonds publics accordés à Basket Landes sont sans commune mesure avec ceux accordés au rugby », grince Alain Castagnet, ex-dirigeant devenu conseiller du président Cazeaux.