À Paris, le Musée de la Libération exhume des films où l’on voit la 2e DB libérer la capitale. Un document inédit qui montre le photographe de guerre à l’œuvre.
« Cette entrée à Paris avait été inventée de toutes pièces pour moi » : il pointe une forme d’ironie joyeuse dans cette phrase de Robert Capa qui, le 25 août 1944, à 9 h 40, passe la porte d’Orléans avec la colonne de Leclerc. Les militaires de la 2e division blindée se sont mis en route tôt le matin. Comme d’habitude, le photographe est au bon endroit au bon moment. « La libération de Paris est un événement extrêmement attendu. Occupée depuis quatre ans, la capitale est “le remords du monde libre” comme l’a dit de Gaulle . Le monde entier a les yeux braqués sur la ville avec l’idée qu’il faut la préserver. Les reporters sont nombreux », souligne Sylvie Zaidman, directrice du Musée de la Libération, à Paris. Parmi eux, celui qu’un magazine anglais a institué dès 1938 « plus grand photographe de guerre au monde ».
Robert Capa (1913-1954) est accrédité par le magazine Life. Cet œil qui fonctionne à l’intuition mesure la symbolique du libérateur français entrant dans la…
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