Pour l’Agence Régionale de la Santé, l’activation du PILA est une « étape clé » qui marque l’aboutissement d’un an de travail partenarial et ouvre « une phase de concertation collective avec l’ensemble des acteurs mobilisés face aux maladies vectorielles » en Martinique.
« Une épidémie tous les deux à trois ans »
« La Martinique reste fortement exposée aux arboviroses (dengue, chikungunya, Zika), transmises par le moustique Aedes aegypti. Les conditions climatiques, environnementales et la dynamique des mobilités régionales contribuent à une circulation régulière de ces virus. Au cours des seize dernières années, le territoire a connu une épidémie tous les deux à trois ans, confirmant la nécessité d’une stratégie durable, coordonnée et innovante. »
L’ARS de Martinique
Nécessité d’« une réponse efficace »
Or, dans ce contexte, la surveillance épidémiologique, la lutte antivectorielle, la mobilisation du système de soins et l’information de la population, supposent « une réponse efficace, nécessitant une coordination permanente entre l’État, l’ARS, les collectivités, les professionnels de santé et les opérateurs spécialisés ».
« La peur qu’on a devant toutes ces épidémies, c’est d’avoir un hôpital qui ne tienne pas le coup face à l’afflux de patients. »
Alain Blateau, référent du plan PILA pour Santé publique France · ©(au micro de Céline Chalono – journal de 7H sur Martinique 1ère radio, le 12 mars 2026).
Un PILA en 4 axes
Le Plan Intégré de Lutte contre les Arboviroses se décline en 4 résolutions, validées par les différents acteurs :
- Optimiser la détection précoce des virus, accélérer la transmission des résultats biologiques, renforcer la veille hospitalière, déployer des outils prédictifs et développer la recherche en épidémiologie.
- Fluidifier les parcours de soins, renforcer les protocoles partagés entre professionnels de santé, anticiper les tensions du système de soins et améliorer la coordination ville-hôpital.
- Clarifier les responsabilités entre ARS, préfet, communes et opérateurs, améliorer les indicateurs entomologiques, réduire l’usage des biocides en raison des résistances, intégrer le volet LAV dans les PCS et encourager les innovations.
- Structurer une stratégie de communication graduée, renforcer les actions communautaires, intégrer les sciences sociales pour mieux comprendre les comportements, développer la vaccination et soutenir des projets innovants de mobilisation sociale.
(Source : martinique.ars.sante.fr)
L’ARS engage ses partenaires à poursuivre cette mobilisation collective, « afin de renforcer ensemble notre capacité à prévenir, anticiper et répondre efficacement aux arboviroses pour protéger durablement la population martiniquaise ».