Entre 2023 et 2026, les prix reculent de -3,1 %. Le changement de rythme est net : cette fois, c’est surtout la remontée des taux qui pèse sur le marché. Quand le crédit coûte plus cher, la capacité d’emprunt baisse. Les ménages doivent réduire leur budget, leur surface ou reporter leur projet.
Le pouvoir d’achat immobilier dépend de trois éléments : les prix, les revenus et les taux. Quand les taux montent, la hausse des revenus ou la baisse des prix peut en moyenne compenser une partie de la contrainte. Mais pas toujours totalement, comme c’est le cas pour Lille.
Sur la période récente, les revenus ont progressé en moyenne de +22 % sur 5 ans. Le SMIC réel a aussi augmenté de +18 % sur 6 ans. Cela soutient une partie de la demande, mais ne suffit pas à effacer l’effet d’un crédit passé d’environ 1 % à 4,2 %.
Au total, entre 2020 et 2026, les prix lillois suivent une hausse de +8,4 %. En ordre de grandeur, on passe de 3 121 €/m² à 3 384 €/m². La ville est donc plus chère en 2026 qu’en 2020, mais elle n’est plus dans la même phase de marché. En 2026, Lille apparaît plus sélective à l’achat, avec des arbitrages plus serrés sur le budget et la surface.