Donald Trump a annoncé vendredi le remplacement du patron du Kennedy Center, grand centre culturel de Washington en difficulté depuis que le président américain a décidé d’en superviser le fonctionnement, rapporte l’Agence France-Presse (AFP).

La prestigieuse salle de concerts et de spectacles doit être dirigée à l’avenir par Matt Floca, qui était jusqu’ici vice-président et qui remplacera Richard Grenell au poste de directeur général.

« Je veux remercier (Richard Grenell) pour l’excellent travail qu’il a fait », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social, indiquant que la nomination était sujette à l’approbation du conseil d’administration, constitué majoritairement de fidèles du président américain.

Lire aussi : Bâtiments, navires, pièces… Comment Donald Trump impose son nom et son visage un peu partout aux États-Unis et au-delà

Boudé par certains artistes

Début février, le locataire de la Maison-Blanche avait annoncé la fermeture du lieu pour travaux pendant deux ans à partir du 4 juillet prochain, à l’occasion des célébrations des 250 ans des États-Unis. Le Kennedy Center, boudé par certains artistes depuis la prise de contrôle du président américain, a par ailleurs été rebaptisé par Donald Trump pour y accoler son nom.

Cette grande bâtisse blanche proposait depuis 1971 une programmation culturelle diversifiée, forte d’une longue tradition de neutralité politique. Mais Donald Trump a repris les rênes de l’institution depuis son retour à la Maison Blanche il y a un an. Devenu président du conseil d’administration, il a placé ses proches à la direction.

Fin des drag shows

Les drag shows et les événements célébrant la communauté LGBT + ont été supprimés tandis que des conférences de la droite religieuse ont été organisées et des artistes chrétiens ont été invités.

Depuis sa reprise en main par Donald Trump, le Kennedy Center a en particulier accueilli le tirage au sort de la Coupe du monde de football, lors duquel le président a reçu un « prix de la Paix » de la FIFA, et une projection d’un documentaire consacré à Melania Trump.

Le milliardaire républicain a par ailleurs animé en partie la soirée la plus suivie de l’institution, les Kennedy Honors, un gala qui récompense des artistes pour l’ensemble de leurs œuvres.

L’ajout du nom du républicain sur la façade de la salle a été dénoncé par la famille du président assassiné Kennedy et par l’opposition démocrate qui en conteste la légalité en l’absence de législation au Congrès.