La carrière tumultueuse de
Nicolas Anelka a débuté par un tout premier scandale au PSG, club
dans lequel le Trappiste a été formé et a débuté à l’âge de 16
ans.
Nicolas Anelka fête ses 47 ans ce samedi, lui qui restera «
l’enfant terrible » du football français des années 2000. Ecarté
par Aimé Jacquet juste avant la Coupe du monde 1998, le gamin de
Trappes, formé à l’INF Clairefontaine et au PSG, a été sacré
champion d’Europe 2000 en disputant toutes les rencontres sauf la
finale contre l’Italie (2-1, but en or de David Trezeguet). Il a
ensuite raté les Coupes du monde 2002 et 2006 et l’Euro 2004, en
créant un scandale médiatique avec Jacques Santini en 2004, avant
d’être exclu en plein Mondial 2010 en Afrique du Sud pour ses
propos injurieux à l’encontre de Raymond Domenech.
En club, Anelka a enchaîné les aventures et mésaventures avant
de trouver une certaine plénitude durant ses trois saisons à
Chelsea, de 2008 à 2011. Sa carrière a débuté par une première
affaire médiatique. Lancé par Luis Fernandez en février 1996, alors
qu’il n’avait que 16 ans, le petit prodige n’a marqué qu’un but
avec les pensionnaires du Parc des Princes. Peu utilisé par
Ricardo, Nicolas Anelka est parti au clash au retour des vacances
de Noël, en manquant l’entraînement des Rouge et Bleu pour se
rendre à Londres afin de négocier un futur contrat avec
Arsenal.
A ce moment-là de l’histoire, Nicolas Anelka, alors contrat
aspirant, refuse de signer le contrat professionnel proposé par les
dirigeants parisiens. D’autant que Cyrille Pouget a été recruté au
mois de décembre pour étoffer un secteur déjà saturé avec Rai,
Patrice Loko et Dely Valdés. Arsène Wenger s’engouffre dans la
brèche et invite donc le jeune espoir tricolore pour une arrivée,
libre, au mois de juillet. « Le PSG me proposait un contrat de
six ans, mais je n’ai jamais eu l’intention de le signer. Le PSG ne
fait pas confiance aux jeunes. Il y en a très peu qui ont percé et
ceux qui y sont parvenus, comme (Pascal) Nouma, (Francis) Llacer ou
(Patrick) Mboma, étaient encore remplaçants à 24 ans », confie
alors Anelka dans France Football.
Anelka, la menace d’un prêt en Suisse
Les révélations du Parisien le 15 janvier 1997 mettent
le PSG sens dessus dessous. L’attaquant est exclu de la mise au
vert à la veille du match aller de la Supercoupe d’Europe contre la
Juventus au Parc des Princes (1-6), alors que Ricardo avait prévu
de l’aligner d’entrée. Le président Michel Denisot dénonce «
une attitude d’une rare muflerie », comme le raconte
L’Equipe, et décide de renvoyer le joueur de 17 ans au
centre de formation, menaçant même de le prêter au Servette, le
club filial en Suisse, jusqu’à la fin de la saison.
La polémique est totale. La ligue de football, avec Noël Le
Graët à sa présidence, exige qu’Anelka signe son premier contrat
avec son club formateur. Or Wenger compte bien profiter de l’arrêt
Bosman de décembre 1995 et la Fifa lui donne raison ! En deux
jours, le PSG et Arsenal s’entendent finalement sur un transfert
symbolique de cinq millions de francs. Après une année
d’adaptation, Anelka explose lors de la saison 1998-1999 (17 buts
en Premier League) et… demande à partir après les sollicitations de
la Juventus et de la Lazio. C’est finalement
le Real Madrid qui s’offre le prodige pour 34 millions
d’euros.