PORTRAIT – Le correspondant en Iran pour France 24 et RFI est l’un des seuls reporters francophones du pays. Sursollicité par les médias depuis le déclenchement de la guerre, il a la mission délicate d’informer dans une zone de conflit particulièrement hostile à la presse.

À 64 ans, Siavosh Ghazi pourrait couler ses vieux jours à prendre soin du vignoble qu’il détient depuis quelques années à 200 kilomètres au nord de Téhéran. Mais la réalité est toute autre. Depuis le début de la guerre en Iran, le journaliste, l’un des rares reporters francophones sur place, enchaîne les interventions pour les chaînes d’information et les stations de radio françaises, suisses et belges. Il peut faire «jusqu’à 80 directs par jour». Sollicité de 6 heures le matin à 1 heure le soir, il doit garder constamment un œil sur l’actualité, sept jours sur sept. Siavosh Ghazi s’efforce de dormir au moins quatre heures par nuit, mais n’y arrive pas toujours. Un rythme effréné, qu’il admet tenir grâce au café, à la vitamine C et à sa femme, qui, inquiète, l’accompagne quelques fois sur le terrain.

Notre entretien téléphonique est d’ailleurs interrompu quelques dizaines de minutes, le journaliste étant mobilisé sur un direct par une chaîne de télévision. De BFMTV à LCI en passant par TF1…

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Le Figaro

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