Les chefs de gouvernement allemand, canadien et norvégien se sont réunis ce vendredi dans l’Arctique norvégien, théâtre d’un grand exercice de l’Otan, pour discuter d’une sécurité régionale fragilisée. L’occasion de réitérer leur soutien à l’Ukraine au moment où Donald Trump vient d’annoncer lever temporairement les sanctions sur une partie du pétrole russe. 

Publié le : 14/03/2026 – 07:40

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Avec notre envoyée spéciale à Bardufoss, Ottilia Ferey

C’est par une porte dérobée à l’arrière d’un char que les trois dirigeants sont arrivés sur un champ enneigé où s’est déroulé un exercice militaire vendredi 13 mars. Le message est clair : « Nous ne permettrons pas à Moscou de tester l’Otan sur son flanc oriental et ici, dans le nord ». Ce sont les mots du chancelier allemand Friedrich Merz.

« Nous devrions faire davantage pression sur la Russie pour qu’elle mette fin à cette terrible guerre au plus vite. Nous avons été quelque peu surpris d’apprendre ce matin que le gouvernement américain avait pris une décision différente », a lancé Friedrich Merz lors de la conférence de presse qui s’est tenue devant les immenses montagnes arctiques et les massifs chars de guerre.

« Pas le moment de lever la pression sur la Russie »

Face à l’explosion du prix du baril, les États-Unis ont en effet autorisé jeudi dernier la vente du pétrole russe stocké sur des navires et ce jusqu’au 11 avril. C’est ensuite le premier ministre norvégien qui a pris la parole à ce sujet, suivi du chef du gouvernement canadien. 

« Les trois pays présents ici soutiennent sans relâche l’Ukraine, même si l’attention se porte ailleurs », a assuré Jonas Gahr Støre. « Ce n’est pas le moment de lever la pression sur la Russie surtout parce que la Russie et l’Iran sont des grands alliés », a quant à lui ajouté Mark Carney.

Une Russie qui, face aux manœuvres de l’Alliance atlantique en Arctique, a affiché cette semaine sa présence dans l’espace aérien international au nord de la Norvège.

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