L’humoriste Jérémy Ferrari passe derrière la caméra pour une comédie originale avec Éric Judor et Laura Felpin.

Le synopsis

D’après sa mère, Noé serait le fils caché de Kadhafi. Devenu chasseur de trésors, Noé n’a donc plus qu’une obsession, retrouver l’or de son père éparpillé dans le Sahel après sa mort. Pour y arriver il va avoir besoin des connexions de Zoulika (anciennement Louise), aussi attachante qu’incontrôlable et fraîchement sortie d’un centre de réinsertion civique, ainsi que de Ryan, puceau malvoyant de 52 ans participant au « Marathon des sables »… Une parfaite couverture pour passer la frontière discrètement !

La critique de Paris Match (3/5)

Il est des bâtards qui, quand ils apprennent l’identité de leur père, préféreraient le rester. Ou qui devraient ! Noé, par exemple. Si sa mère ne lui avait pas dit qu’il était le fruit d’une galipette avec Mouammar Kadhafi, jamais il n’aurait été obsédé par l’hypothétique trésor caché du dictateur libyen. Pour le récupérer, il est prêt à tout, jusqu’à s’adjoindre une supposée déradicalisée et un puceau malvoyant pour un périple associatif dans le désert…

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Cette histoire totalement brindezingue a le mérite de sortir de nulle part – comprendre : c’est totalement inattendu et inédit. Parce que dans les faits, cette histoire sort de la tête de Jérémy Ferrari, humoriste, comédien, producteur et désormais réalisateur dont le credo est de se démarquer du déjà-vu et de bousculer le public tout en le faisant rire. Maintenant, on peut être un inconditionnel du bonhomme comme l’auteur de ces lignes sans pour autant être dans le déni : « Les K d’or » pêche quelque peu côté scénario. Parce que certaines situations s’enchaînent trop vite ou manquent d’une ou deux explications, on n’arrive pas toujours à bien raccrocher les wagons.

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Heureusement, les moments de flottement sont de courte durée, très vite palliés par des personnages totalement barjos ou complètement cons assumés par des interprètes de très haut niveau : Éric Judor bien sûr, Laura Felpin dont l’abattage est à pleurer de rire, mais également Fred Testot comme d’habitude étonnant (et détonnant !) en chef terroriste ou encore Karina Marimon, bien connue par les aficionados de « La petite histoire de France ». Et puis, pour lier l’ensemble, Jérémy Ferrari, affûté comme jamais, tant physiquement qu’intellectuellement : le gars est aussi bon en baston, en géopolitique et en vannes très, très incorrectes – celles qu’on préfère.

De Jérémy Ferrari
et avec Jérémy Ferrari, Laura Felpin, Éric Judor