Sondages des municipales 2026 : derniers résultats avant le 1er tour, qui est en tête dans les grandes villes ?

A Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nantes, Lille, de nombreux sondages ont été effectués sur les élections municipales 2026 avant la fin de la campagne officielle. Découvrez les ultimes résultats dans les grands villes de France.

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Sommaire



Le premier tour des élections municipales 2026 a été fixé ce dimanche 15 mars et les candidats se sont démenés dans cette dernière semaine de campagne avant le premier tour, avec parfois le renfort de leaders nationaux. Les sondages nationaux sur ce scrutin, menés avant le début de la période de réserve ce week-end, n’ont pourtant pas beaucoup de sens, en dépit des tentatives de certains partis, comme le RN ou LFI, de nationaliser le débat pour installer le match de la présidentielle de 2027 : les formations politiques nationales ne sont représentées que dans une toute petite minorité de communes.

Selon un sondage Ipsos-BVA-Cesi pour le Cevipof, la fondation Jean-Jaurès et le Monde, 76% des personnes interrogées disent se déterminer sur des enjeux locaux plutôt que nationaux pour ces élections municipales 2026 et 61% souhaitent la reconduction de leur maire. Les derniers sondages menés pendant la campagne indiquent également que, même si la campagne a été un peu éclipsée par la guerre au Moyen-Orient, un fort intérêt subsiste, avec une participation électorale anticipée à 63% par l’institut OpinionWay pour Les Echos et Radio Classique. Cela constituerait un bond de 20 points par rapport à 2020, année marquée par le Covid, où les personnes âgées, qui votent plus à droite, étaient massivement restées chez elles.

Les sondages d’intentions de vote effectués pour le premier tour des municipales 2026 dans les grandes villes de France conservent quat à eux une vraie pertinence. Voici les résultats des sondages du premier tour des élections municipales 2026, effectués jusqu’au vendredi 13 mars, rassemblés dans notre outil interactif. Les principales villes de France sont disponibles depuis la molette.

Tous les résultats des sondages dont il est fait mention ici ont été effectués avant le début de la période de réserve, c’est-à-dire avant vendredi 13 mars, 23h59.

Questions / Réponses

Les règles autour de l’interdiction de la diffusion de sondages ont-elles évolué ?

La campagne pour le premier tour des élections municipales a pris fin à minuit avec l’arrivée d’une période de silence. La diffusion de sondages n’est plus possible. Cette règle existe depuis de nombreuses années en France. Néanmoins, depuis 2002, cette interdiction intervient la veille et le jour du scrutin et non une semaine avant.

« Intention de vote » contre « Souhait de victoire », c’est quoi la différence ?

Il est crucial de ne pas confondre ces deux types d’enquêtes. Une intention de vote (ex: « Pour qui allez-vous voter ? ») est strictement encadrée par la loi de 1977 et contrôlée par la Commission. Un souhait de victoire (ex: « Qui préférez-vous voir gagner ? ») est considéré comme un sondage d’opinion classique. S’il n’entre pas directement dans le périmètre de contrôle de la Commission pour les prévisions électorales, il reste soumis aux règles générales de transparence (mention du commanditaire, échantillon). Cependant, les médias doivent veiller à ne pas présenter un souhait de victoire comme une prédiction du résultat final, car de nombreux électeurs peuvent souhaiter la victoire d’un candidat sans pour autant avoir l’intention de voter pour lui.

Existe-t-il des sondages « confidentiels » ?

Les partis politiques commandent souvent des sondages « pour usage interne » (non destinés à la publication). Ces enquêtes ne sont pas soumises au contrôle de la Commission des sondages tant qu’elles restent privées. Cependant, si un candidat fait fuiter volontairement une partie des résultats dans la presse ou sur les réseaux sociaux pour créer une dynamique, l’enquête devient de facto publique. Elle tombe alors immédiatement sous le coup de la loi de 1977 : la notice technique doit être déposée et toutes les mentions obligatoires doivent être fournies. Utiliser un sondage interne comme argument de campagne sans respecter les obligations de transparence est une faute lourde qui peut entraîner une mise au point publique.

L’IA est-elle utilsée dans les sondages ?

Pour 2026, l’intelligence artificielle est utilisée par certains instituts pour affiner les redressements ou analyser les réseaux sociaux. La Commission des sondages exige une totale transparence sur l’usage de l’IA. Si un algorithme décide du poids final d’une catégorie d’électeurs, l’institut doit être capable d’expliquer la logique mathématique utilisée. La loi interdit le recours à des algorithmes « boîte noire » dont on ne pourrait pas vérifier la neutralité. Cette mesure garantit que le sondage reste une étude humaine supervisée et non le produit d’une machine dont les biais (parfois sexistes, racistes ou partisans) pourraient fausser la perception du climat électoral réel.

Comment sont gérés les sondages sur les réseaux sociaux en 2026 ?

En 2026, la frontière entre « sondage d’opinion » et « consultation numérique » est un enjeu majeur. Les « votes » sur X (ex-Twitter), Facebook ou Instagram ne sont pas des sondages au sens de la loi de 1977 car ils ne reposent sur aucune méthode scientifique d’échantillonnage (n’importe qui peut voter, parfois plusieurs fois). La réglementation interdit aux médias de présenter ces résultats comme représentatifs de l’opinion des électeurs. La Commission des sondages collabore avec l’Arcom pour surveiller que ces outils ne servent pas à contourner l’interdiction de publication durant le week-end du scrutin. Tout partage massif de faux résultats numériques le samedi peut être qualifié de manœuvre frauduleuse visant à altérer la sincérité du scrutin.

Pourquoi y a-t-il si peu de sondages pour les petites communes ?

La rareté des enquêtes dans les villes de moins de 10 000 habitants s’explique par des raisons méthodologiques et financières. Pour qu’un sondage soit statistiquement fiable, l’institut doit interroger un échantillon représentatif (généralement entre 600 et 1 000 personnes). Dans un village ou une petite ville, interroger une telle proportion de la population est extrêmement coûteux et complexe. De plus, la méthode des quotas (sexe, âge, profession) est difficile à appliquer sur de petits volumes. Réglementairement, la Commission des sondages n’interdit pas ces enquêtes, mais elle est particulièrement vigilante sur la « représentativité » déclarée : un sondage sur un échantillon trop faible peut être jugé trompeur et faire l’objet d’une mise au point immédiate.

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Résultat des sondages des municipales à Paris : le duel Grégoire et Dati s’installe

Sondage Opinionway pour CNews, Europe 1 et le JDD, du 12 mars 2026.

Dans la capitale, le paysage électoral se cristallise autour de la succession d’Anne Hidalgo. Selon les derniers sondages, Emmanuel Grégoire, qui porte les couleurs de l’union PS-Écologistes-PCF, caracole en tête avec autour de 35% des intentions de vote. Il bénéficie d’une dynamique de rassemblement de la gauche de gouvernement qui semble rassurer un électorat parisien soucieux de stabilité. En face, Rachida Dati, sous la bannière LR-MoDem, maintient son socle autour de 27 %. La surprise vient de la droite nationaliste : Sarah Knafo (Reconquête) est donnée au-dessus des 10%. Son maintien et celui du centriste Pierre-Yves Bournazel (autour de 12%) pourraient compliquer l’équation pour Rachida Dati.

Résultat des sondages des municipales à Marseille : un coude-à-coude électrique entre Payan et le RN

Sondage Opinionway pour CNews, Europe 1 et le JDD du 11 mars 2026.

La cité phocéenne s’apprête à vivre l’un des scrutins les plus serrés de son histoire contemporaine. Le maire sortant Benoît Payan, à la tête de la coalition de gauche, est donné autour des 35 % dans les dernier sondages. Toutefois, la menace du Rassemblement national n’a jamais été aussi concrète : Franck Allisio, soutenu par l’alliance UDR-RN, culmine entre 32% et 34%. L’écart, situé dans la marge d’erreur, laisse présager une bataille de secteur féroce pour ce premier tour. Martine Vassal, représentant la droite et le centre, réunit moins de 20% des intentions de vote, tandis que Sébastien Delogu pour la France insoumise atteint autour de 10 à 14%. Marseille devient ainsi le laboratoire d’une possible alternance radicale vers l’extrême droite, compte tenu des réserves de voix pour le 2e tour.

Résultat des sondages des municipales à Lyon : Aulas bouscule l’élection

Sondage Opinionway pour CNews, Europe 1 et le JDD, du 12 mars 2026.

La capitale des Gaules pourrait va-t-elle connaître un basculement ? L’entrée en lice de Jean-Michel Aulas, soutenu par une large coalition allant des Républicains à Renaissance et Horizons, a radicalement changé la donne. Selon les derniers sondages, il est crédité d’autour de 41 à 45% des intentions de vote, une avance confortable qui place le maire écologiste sortant, Grégory Doucet, en difficulté avec seulement entre 28 et 31%. La France insoumise et du Rassemblement national sont relégués loin derrière, avec respectivement autour de 12% et de 6%.

Résultat des sondages des municipales à Nice : la guerre fratricide entre Ciotti et Estrosi

Sondage Ifop pour Nice Matin du 1er mars 2026

Le scrutin niçois se résume à un combat politique sans merci entre deux anciens alliés. Éric Ciotti, sous les couleurs de l’UDR alliée au RN, vire en tête avec autour de 38% des intentions de vote selon les derniers sondages. Il devance nettement Christian Estrosi, maire sortant soutenu par Horizons et le camp présidentiel, qui plafonne autour des 32%. Ce duel au sommet de la droite occulte le reste de l’échiquier politique : la gauche unie derrière Juliette Chesnel-Le Roux (autour de 12%) et la France insoumise de Mireille Damiano (autour de 11 %) semblent réduites au rôle d’arbitres dans ce qui s’annonce comme une quadrangulaire explosive au second tour.

Résultat des sondages à Toulouse : Jean-Luc Moudenc devant

Sondage Cluster 17 pour LFI du 9 mars 2026

Dans la ville rose, Jean-Luc Moudenc est donné en première position mais dans une situation fragile. Soutenu par Horizons, LR et Renaissance, le maire sortant est crédité de 33% par Cluster 17. Il devance le socialiste François Briançon (30%), qui mène une liste de gauche de gouvernement. La surprise vient de la force de La France Insoumise : François Piquemal atteint23 %, confirmant l’ancrage de LFI. Si le RN reste marginal (6%), le second tour dépendra intégralement de la capacité de la gauche à s’unir. Jean-Luc Moudenc mise sur son bilan et un électorat centriste fidèle pour contrer une éventuelle union de ses opposants.

Résultat des sondages des municipales à Lille : l’après Martine Aubry au cœur des tensions

Sondage Cluster 17 pour POLITICO du 10 mars 2026

A Lille, l’héritage de Martine Aubry fait l’objet d’une lutte acharnée. Son dauphin désigné, Arnaud Deslandes (PS-PCF), devance ses concurrents avec 28% des intentions de vote selon le dernier sondage Ifop pour La Voix du Nord. Il est cependant concurrencé sur sa gauche par l’écologiste Stéphane Baly (20%) et l’insoumise Lahouaria Addouche (16%). Le bloc central de Violette Spillebout (15%) et la percée du RN Matthieu Valet (9%) confirment que la métropole du Nord reste un bastion de gauche, mais dont l’unité est plus que jamais menacée par les divisions partisanes nationales.

Résultat des sondages à Montpellier : Michaël Delafosse loin devant

Sondage Opinionway pour Altrad 2026 du 21 février 2026

À Montpellier, Michaël Delafosse (PS et alliés) semble avoir solidement verrouillé son électorat. Crédité de 35% par l’Ifop, il bénéficie d’une popularité solide. L’opposition la plus sérieuse vient de Nathalie Oziol pour LFI (16%), signe que la contestation à gauche reste vive. Le reste du paysage est très émietté : les candidats sans étiquette comme Rémi Gaillard (10%) ou Mohed Altrad (9%) captent une part non négligeable d’intentions de vote. Avec un RN à 8%, Michaël Delafosse aborde le premier tour de ce scrutin avec une sérénité certaine, porté par l’absence d’une alternative de centre-droit unifiée.

Résultat des sondages à Strasbourg : Catherine Trautmann en tête

Le paysage politique strasbourgeois est particulièrement fragmenté. Catherine Trautmann (PS) crée la surprise en dominant les intentions de vote avec 31% selon Cluster 17 (voir plus haut), devançant la maire écologiste sortante Jeanne Barseghian (20%). La droite, représentée par Jean-Philippe Vetter (19%), espère profiter de la division de la gauche. Avec le RN à 11% et LFI à 10%, aucune majorité claire ne se dessine. Strasbourg apparaît comme une ville où les alliances d’entre-deux-tours seront les plus complexes de France, entre un socialisme historique qui revient en force et une écologie urbaine qui cherche un second souffle.