Après Luis Castro et Ahmed Kantari, place donc à Vahid Halilhodzic. Troisième entraîneur du FC Nantes de la saison, le Bosnien de 73 ans aura la difficile mission de sauver les Canaris de la relégation. Dix-septième du classement de Ligue 1, le club des bords de l’Erdre semble condamné à batailler au maximum pour une place de barragiste. Un défi immense que « coach Vahid » devra relever en neuf matches, pas plus. De retour au bercail, le nouvel homme fort était officiellement présenté cet après-midi aux médias. Un exercice qu’Halilhodzic connaît très bien, en tant que grand habitué des phrases bien senties. « Même la presse fait la gueule (sourire). Pourquoi je suis revenu ? », a-t-il lâché d’entrée de jeu, histoire de détendre l’atmosphère. Sans surprise, Halilhodzic a dans un premier temps invité à expliquer les raisons de son retour, lui qui était parti fâché avec la famille Kita. L’occasion pour lui de dévoiler qu’il avait répondu par la négative quand il a été contacté pour la première fois par le club nantais, avant que son cœur en décide autrement.
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« C’est mon club. Pourquoi je reviens ? Beaucoup de gens se posent la même question. Mes amis m’ont dit qu’ils ne comprenaient pas. Au départ, quand on m’a contacté, j’ai dit niet ! Puis ils ont insisté. J’adore ce club. J’ai beaucoup d’amis ici. (…) On dit que je suis dépassé… On m’a volé 3 Coupes du monde. J’ai mon caractère, je suis fier de ça. (…) Je reviens pour le FC Nantes. Pour essayer de sauver le club. Quand on regarde le classement… Les prochains matchs, ce n’est pas cadeau. C’est presque mission impossible. (…) L’objectif, c’est d’être barragiste. Si c’est possible de faire plus… », a-t-il déclaré, dans des propos relayés par RMC Sport. De retour à la barre pour éviter le naufrage, le capitaine amoureux du FCN n’aura pas énormément de temps pour provoquer une réaction. Afin d’en obtenir une, l’une des méthodes consiste parfois à piquer les joueurs. Et c’est ce qu’il a fait, tout en restant positif et en les taquinant avec un peu d’humour. « S’ils veulent jouer en D2, ils perdront toute crédibilité. Ce ne sera pas facile avec moi, on va travailler. (…) Peut-être que certains joueurs se sont laissés aller. Ils ne sont pas habitués à gagner. Il faut dire la vérité. On va tenter. Je promets du travail. Vous pouvez interroger les joueurs. Les joueurs ont peur de jouer à la Beaujoire. Certains n’ont pas conscience du club où ils jouent. Nantes est un monstre, ce club est mondialement connu. »
«Je ne travaille pas pour la direction»
Halilhodzic a fait passer ses messages, mais il ne compte pas regarder ses troupes se dépouiller sans rien faire. Fort de sa réputation de « bosseur » acharné en L1, le Bosnien veut de la combativité, de la volonté et de la tactique. Et il compte bien mouiller le maillot pour obtenir tout ça de ses joueurs. « C’est facile de critiquer les joueurs, mais il faut les aider. Ce ne sont pas des mauvais garçons, mais ils doivent changer leur façon de travailler. (…) On me dit qu’Abline est un bon joueur. Mais il a mis 4 buts. Je le taquine, moi j’ai mis 4 buts dans un match ! Je dois l’aider. Il a beaucoup de qualités. Je suis là pour les aider, pour qu’ils progressent. (…) Vous avez vu l’entraînement aujourd’hui ? Vous m’avez vu avec des béquilles ? Il faut venir ici pour voir comment Vahid travaille. On m’a entendu crier jusqu’à Paris. C’est vrai, j’ai mal au genou, qui a beaucoup donné… Le médecin me dit de ne pas courir, mais je peux faire des pompes. Je fais 30-40 pompes, facile ! Aucun problème. Le foot est ma passion. »
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Enfin, Halilhodzic n’a pas échappé aux questions sur ses rapports avec la famille Kita. Et comme l’a fait Antoine Kombouaré en son temps, le Bosnien a tenté de s’en sortir par une pirouette, même s’il a fait comprendre qu’il comptait mener sa barque tout seul, après avoir confirmé qu’il quittera ses fonctions à la fin de la saison. « On raconte des choses sur Vahid. Je ne regarde pas les réseaux, je m’en fous. Je ne travaille pas pour la direction, je travaille pour le FC Nantes. Waldemar Kita ? C’est le patron. Mais le FCN appartient à beaucoup de monde, un peu à moi, un peu aux supporters. Si on se maintient, j’apporte un vrai champagne… » Le rendez-vous est pris.
Pub. le 13/03/2026 15:27
– MAJ le 14/03/2026 13:11