Un matin, en arrivant dans sa classe, la jeune institutrice Justine découvre une salle vide de ses élèves. Enfin, presque : seul Alex est assis comme d’habitude à sa place. On apprend que la veille au soir, à une heure précise, les 17 autres enfants se sont enfuis de chez eux en même temps. Pourquoi ? Pour aller où ? Que s’est-il passé ? C’est tout le mystère. Dans cette petite ville de Pennsylvanie, la professeure devient rapidement le bouc émissaire des parents des enfants disparus, attirant colère et soupçons.

Entre horreur et humour

C’est en tout cas le début d’Évanouis, qui semble démarrer comme une banale enquête sur fond de pression sociale. Mais le réalisateur Zach Cregger, qui signe ce film sorti à l’été 2025, nous emmène rapidement ailleurs. À commencer par le découpage : il alterne, en chapitrant son récit, entre les points de vue successifs de six différents personnages qui se croisent (l’institutrice, le père d’un enfant disparu, un policier…). Les pièces du puzzle se remettent progressivement à leur place, dans une ambiance très « Stephen Kinguesque ». Un certain malaise plane sur cette ville de banlieue qui semble, a priori, sans histoires.

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Le récit oscille entre le thriller psychologique et des jump scare très efficaces, désamorcés par un sens pointu de l’humour et de l’ironie. Porté par un casting impeccable (Julia Garner, Josh Brolin, Alden Ehrenreich…), la recette finale fonctionne : Évanouis nous maintient en haleine, nous fait rire et glace régulièrement le sang. À l’approche de la fin, le mystère et la tension se dissipent. Mais on ne peut que féliciter le chemin emprunté pour y arriver.

Canal+ , 21 h.