Le match de football de Ligue 2 opposant Grenoble à Saint-Étienne était placé sous haute surveillance des forces de l’ordre ce samedi soir mais l’imposant déploiement n’a pas empêché des supporters des deux clubs, qui entretiennent une haine tenace, de s’affronter au cours d’une violente rixe.
Cette bagarre impliquant plusieurs dizaines de personnes s’est déroulée 1 h 30 environ avant le coup d’envoi devant l’entrée principale du stade des Alpes, boulevard Jean-Pain, les forces de l’ordre utilisant les gaz lacrymogènes pour disperser les protagonistes. Il semble que cet affrontement, qui a fait quatre blessés, ait été le seul incident notable avant le match. Les quatre victimes, souffrant de blessures légères, ont été transportées par les sapeurs-pompiers au CHU Grenoble Alpes.
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Point critique : l’entrée des cars de supporters
Un important dispositif, comptant plus de 200 policiers et gendarmes, notamment des unités de CRS et de gendarmerie mobile ainsi qu’un camion lanceur d’eau, avait été prépositionné dès l’après-midi sur le pourtour du stade en complément des effectifs de la Direction interdépartementale de la police nationale. Comme en 2023 et en 2024, le point critique de la manœuvre était l’entrée dans le périmètre protégé du Palais des sports de la quinzaine d’autocars transportant les supporters stéphanois, soit environ un millier de personnes, dont 600 ultras.
Des supporters qui, par arrêté préfectoral, avaient pour obligation de faire le voyage à bord de ces véhicules spécialement affrétés. Mais il semble que, comme en 2024, des groupes d’ultras aient fait le voyage indépendamment du dispositif, ce qui explique les affrontements qui ont précédé la rencontre. Le convoi venant de Saint-Étienne, qui avait comme consigne de s’arrêter sur l’aire d’autoroute de Voreppe pour être pris en charge à 17 heures par la police, est arrivé en deux vagues encadrées par la police vers 18 heures et 18 h 30, aucun incident notable ne se produisant ensuite, les supporters stéphanois accédant au parcage visiteurs après avoir parcouru la centaine de mètres les séparant du stade des Alpes, encadrés par des gendarmes mobiles.