Par

Juliette Cardinale

Publié le

14 mars 2026 à 17h32

Mardi 10 mars 2026, le restaurant italien Monzu des Chartrons à Bordeaux a lancé l’offre Fat Tuesday. Le principe ? Tous les mardis soir, une offre à volonté à 19 euros. On peut y choisir entre cinq plats, soit quatre pizzas et des pâtes carbonara. Des grands classiques qui sont d’habitude facturés à partir de 13 euros. C’est le dernier en date des restaurants bordelais qui misent sur l’offre à volonté pour attirer les clients.

Une multiplication des offres à volonté

Un mois avant, le 5 février dernier, c’est la bodega Los Amigos qui a lancé « le premier buffet espagnol à volonté de France ». Ouverte en août 2024 au 24 rue de la Faïencerie, la bodega n’ouvrait pas le midi. Désormais, elle propose uniquement sur ce créneau, du mardi au samedi, son buffet à volonté pour 22 euros. Le dimanche, c’est brunch à volonté pour 35 euros.

En octobre dernier, la transformation de la brasserie Backyard en buffet à volonté Brique House a fait grand bruit. Le midi, du lundi au vendredi, le « plus grand buffet à volonté de Bordeaux » est accessible à 19,50 euros. Un prix augmenté à 26,50 le soir du dimanche au jeudi et 33,50 le week-end du vendredi soir au dimanche midi.

« On accepte de gagner de l’argent sur le trafic : on préfère que 500 personnes viennent plutôt que 300 avec un tarif plus haut », expliquait alors Baptiste Dufossez, co-fondateur de BriqueHouse, à actu Bordeaux en octobre dernier.

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Toujours côté brunch, c’est l’Osteria Palatino qui a lancé une offre à partir du 28 septembre dernier. Un brunch à volonté XXL tous les dimanches facturé 39 euros par personne.

Mais ce ne sont pas seulement des transformations de service en offre à volonté, certains se lancent directement dans le buffet. En juillet, un ancien employé de restaurants gastronomiques et étoilés a lancé Foison, avec un buffet à volonté pour 32 euros le jeudi et vendredi midi et 42 euros le soir et le week-end. C’est l’envie de « donner de la liberté aux clients, de l’entrée jusqu’au dessert » qui a poussé le choix, expliquait le chef Thibaud Guena à actu Bordeaux lors de l’ouverture.

Se faire plaisir, sans penser au tarif

Côté client, l’attractivité est indéniable. « Ce n’est pas tous les jours, mais ça permet de se faire plaisir. Ça vaut le coup quand un plat d’habitude est presque au prix du total », sourit Louis en sortant de la Bodega début mars.

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« On peut manger chacun à notre faim. Même si je mange moins qu’un ado qui grandit, ça équilibre », souriait quelques jours plus tôt Martine, qui venait au Brique House avec ses petits enfants pour la « décoration sympa » et que chacun trouve son plaisir en période de vacances. « Et puis c’est un bon rapport qualité-prix ! »

Les clients trouvent leur bonheur, mais les restaurateurs aussi. Avec de grandes quantités, les fournisseurs baissent leurs prix. Et dans plusieurs des offres mentionnées, ce sont des aliments qui coûtent moins cher qui sont proposés. Ils sont plusieurs à l’expliquer : proposer un tarif attractif sur un créneau moins porteur, ou quand les gens ont moins de temps, permet de combler un vide.

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