Publié le 14/03/2026 21:15

Mis à jour le 14/03/2026 22:59

Temps de lecture : 3min – vidéo : 3min

Près de 50 ans après sa mort, Elvis Presley réapparaît en images dans un documentaire signé du réalisateur Baz Luhrmann. Si beaucoup ont narré la face crépusculaire du King, ce que ses fans aiment retenir, c’est surtout son charisme, ses gestes, sa voix et son style unique. Une superstar culte.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

« Avant Elvis, il n’y avait rien. » Cette phrase de John Lennon résume à elle seule le rôle majeur du King dans l’histoire de la musique. De lui, on croyait avoir tout vu. Mais un réalisateur australien a mis la main sur 60 heures d’archives, dont certaines inédites, exhumées d’un entrepôt au fin fond du Kansas (États-Unis). « Quand on a défoncé la porte, la poussière était partout. Les 67 boîtes étaient éparpillées, certaines avaient été volées, d’autres mal étiquetées. On a réussi à trouver l’argent pour les récupérer », raconte Baz Luhrmann, le réalisateur d’Epic : Elvis Presley In Concert.

Sur ces images restaurées à grand frais, on redécouvre un Elvis rayonnant lors de ses concerts à Las Vegas. Loin du cliché d’un King sur le déclin, travailleur jovial, plaisantant avec le public. Jean-Marc Gargiulo, le président de « Treat Me Nice », le fan-club français Elvis Presley, a vécu cette période. Avec les autres fans, il a traversé l’Atlantique dès 1969 pour rencontrer son idole et il n’a pas été déçu. « On est rentré dans la loge. Il nous dit : ‘Est-ce que vous avez fait bon voyage ?’ Oui, Elvis. Il s’intéresse à nous. C’est quand même invraisemblable », raconte-t-il. De ces instants suspendus, il garde quelques clichés cocasses. Sur l’un, il a même frôlé l’incident. « Je me mets contre lui dans la précipitation. Je vais marcher sur le pied d’Elvis. [C’est pour ça qu’il fait cette tête un petit peu]. C’est Elvis Presley », poursuit-il.

Les fans sont nombreux à être restés fidèles à Elvis, et ne perdent pas une occasion de se réunir autour de ses chansons. Dans une boutique de vinyle parisienne, les hommages sont réguliers. « Dès qu’on parle d’Elvis, la boutique se remplit », assure Patrick Renassia, disquaire chez Rock Paradise. Et manifestement, le plaisir est intact pour tout le monde. « J’ai découvert ça à 12 ans et je ne me lasse pas », assure Peter Memphis, musicien et chanteur.

Pour certains, Elvis, c’est presque un métier. Comme Francis, ils sont des centaines dans le monde à enfiler son costume et se produire pour arrondir les fins de mois, et pour le plaisir encore. « Je ne me prends pas pour Elvis, pas du tout. Alors là, loin de là, il faudrait avoir du toupet. Chaque fois que je chante ces chansons, je me sens bien », assure Francis Gourdon, « sosie » d’Elvis.

Chanter et marier les clients d’un centre commercial façon Las Vegas. « Par le pouvoir qui m’est conféré par le King, je vous déclare unis pour le fun, pour le style et surtout pour l’amour », joue ce jour-là Francis Gourdon. « Oui, c’est l’occasion, puis c’était trop loin d’aller à Las Vegas, donc on s’est dit… », confie un spectateur. « J’aime trop Elvis. J’ai écouté ses chansons dès le berceau, puis en grandissant », abonde une fan. Près de 50 ans après sa mort, le roi Elvis reste omniprésent, plus culte que jamais.