Le trophée revient en France. Déjà vainqueur du Tournoi des 6 Nations en 2025, le XV de France a de nouveau remporté la compétition en 2026, au terme d’un match irrespirable face à l’Angleterre samedi 14 mars (48-46). Un doublé que le sélectionneur des Bleus, Fabien Galthié, a savouré en conférence de presse.

Avez-vous eu peur dans cette rencontre ?

Peur, est-ce que c’est le mot qui convient ? Du début jusqu’à la fin, ça a été âpre, difficile, complexe. Est-ce qu’on a le temps d’avoir peur ? Je ne suis pas certain. Je pense que ça a été difficile toute la partie… Et on a gagné à la fin.

Les émotions sont-elles plus ou moins fortes que l’année dernière ?

Gagner deux fois la compétition sur deux années, ça veut dire qu’il y avait des joueurs qui étaient là l’an dernier qui n’étaient plus là cette année. Ça remémore aussi la blessure d’Antoine (Dupont) en Irlande. C’est une équipe qui a bougé, évolué, et sur la compétition aussi ça a vraiment changé. On a très, très bien démarré, et ensuite il a fallu se battre sur chaque match pour ramener un point si possible pour le classement, soit cette pénalité de la gagne. Ça a été très complexe. Les histoires ont changé chaque semaine pour les équipes, on l’a encore vu aujourd’hui. C’est un Tournoi qui a une énorme valeur sportive en termes de compétitivité. C’est monstrueux.

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Quel qualificatif poseriez-vous sur cette rencontre ?

Je l’appellerai « victoire finale ». Et je ne vais pas bouder mon plaisir pour le répéter. Gagner sur deux saisons consécutives, quand on voit la complexité des rencontres… Je ne vais pas bouder mon plaisir sur ce terme. Sur l’analyse, ensuite, on s’est rendu compte que ça n’a pas été facile pour nous. On a commencé le Tournoi de la manière la plus idéale et peut-être qu’inconsciemment, on a cru que ça allait être plus simple. On a été vite rappelé à l’ordre. Aujourd’hui, les équipes qui ont triomphé le week-end dernier ont énormément souffert. On a ramené six points sur les deux derniers matches, c’est important. Depuis 2020, on a appris que les bonus comptent. Dans la difficulté, l’équipe a su être juste, pour ramener le bonus défensif de Murrayfield, pour prendre de bonnes décisions avant la mi-temps (face à l’Angleterre). Ce soir (samedi), il y a des états qui se sont inversés sur des faits de jeu. Mais être capable de refaire du jeu devant la défense anglaise, à quatorze, et aller chercher la pénalité pour triompher, c’est le fruit de l’apprentissage de ces sept saisons.