Emmanuel Macron déclare que la France pourrait accueillir une rencontre entre officiels israéliens et libanais alors que les bombardements de Tsahal auraient déjà fait 826 morts sur place. Les opérations militaires américaines se poursuivent de façon massive, et les ripostes de l’Iran sur les pays voisins ne fléchissent pas.

Alors que Téhéran ne montre aucun signe de fléchissement, les attaques militaires se poursuivent de part et d’autre, deux semaines après le début du conflit au Moyen-Orient, Donald Trump affirmant que les États-Unis ont vaincu et anéanti l’Iran « militairement, économiquement et sur tous les autres plans ».

Les militaires français rapatriés

La dépouille de l’adjudant-chef Arnaud Frion, commando de montagne au 7 e bataillon de chasseurs alpins de Varces a été rapatriée samedi en France, tout comme les six militaires blessés lors de l’attaque au drone menée jeudi contre une base qui les hébergeait au Kurdistan irakien, a révélé BFMTV.

Les soldats blessés, dont on ignore la gravité des blessures, ont été hospitalisés par le service de santé des armées. Emmanuel Macron a par ailleurs remercié le Premier ministre irakien pour les « mesures de protection » prises autour des forces françaises dans la région.

Tsahal continue à frapper le Hezbollah

Le bilan des bombardements israéliens au Liban s’élève à 826 morts, selon le ministère de la Santé libanais, alors que Tsahal annonce qu’elle va poursuivre ses opérations militaires contre le Hezbollah. Emmanuel Macron a déclaré samedi que la France est prête à accueillir des discussions directes entre le Liban et Israël, auxquelles le président libanais Joseph Aoun s’est dit disposé.

« Israël doit saisir cette opportunité pour enclencher des discussions et cesser le feu » a-t-il indiqué sur X. Selon le quotidien israélien Haaretz, des pourparlers sont bien en préparation et pourraient avoir lieu à Paris ou à Chypre, sous l’égide de Jared Kushner, gendre de Donald Trump.

L’enjeu pétrolier au cœur de la crise

Les États-Unis ont « totalement détruit » des cibles militaires sur l’île iranienne de Kharg, et ils en bombarderont les infrastructures pétrolières si l’Iran ne lève pas son blocage du détroit d’Ormuz. L’Iran, dont 90 % des exportations de pétrole partent des terminaux de l’île de Kharg, a pour sa part menacé de s’en prendre en représailles aux installations pétrolières des compagnies coopérant avec les États-Unis dans la région en cas d’attaque contre ses ⁠propres infrastructures d’hydrocarbures.

Selon l’agence iranienne Irna, les exportations se poursuivent normalement, et deux pétroliers indiens ont été autorisés par Téhéran à franchir le détroit d’Ormuz.

Donald Trump a appelé d’autres pays, dont la France, la Chine et la Grande-Bretagne à envoyer des navires de guerre pour sécuriser ce point de passage stratégique. « Les pays du monde qui s’approvisionnent en pétrole via le détroit d’Ormuz doivent veiller à la sécurité de ce passage, et nous les aiderons » a-t-il répété dans la soirée.

L’Iran menace et ne concède rien

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a exhorté ses voisins à expulser les forces américaines. Les Gardiens de la révolution iraniens ont appelé les habitants à s’éloigner des installations susceptibles d’être prises pour cible aux Émirats arabes unis, où un incendie s’est déclaré dans le port de Fujaïrah.

Le consulat des Émirats arabes unis à Erbil, au Kurdistan irakien, a été visé par une attaque de drones, et l’ambassade des États-Unis à Bagdad, touchée par une attaque dans la nuit, exhorte ses ressortissants à quitter l’Irak. L’Iran a annoncé samedi 14 mars, en soirée, une nouvelle salve de missiles contre Israël, et l’aéroport de la capitale du Koweït a été frappé par des drones, qui ont touché son système radar.

Le Guide suprême toujours invisible

Le ministre des affaires étrangères iranien a déclaré qu’il n’y avait « pas de problème » avec le nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei, qui n’a toujours pas apparu publiquement. « Il s’acquitte de ses fonctions conformément à la Constitution, et il continuera à le faire » a-t-il précisé.

Le secrétaire à la défense américain Pete Hegseth avait affirmé la veille qu’il était « blessé et probablement défiguré ». Depuis qu’il a été nommé à la succession de son père, tué le 28 février, il ne s’est exprimé que via une déclaration écrite lue à la télévision.