Alors qu’ils pourraient être
adversaires lors du prochain Tour de France, Paul Seixas et Kévin
Vauquelin s’entraînent parfois ensemble dans les environs de Nice,
là où ils résident.
C’est l’une des spécificités du cyclisme. Contrairement à
certains sports, comme en football, en rugby et en basket, les
équipes n’ont pas de centre d’entraînement dédié où tous leurs
hommes cohabitent. En vélo, les coureurs se retrouvent uniquement
lors des stages, et bien sûr durant les courses. Le reste du temps,
il travaillent chacun de leur côté, en fonction de leur lieu de
résidence.
Certaines régions sont plus prisées que d’autres. Généralement,
les coureurs privilégient les endroits où il faut beau, où il y a
du relief pour travailler sur tous types de terrain, et ils sont
nombreux (aussi) à opter pour des territoires où la fiscalité est
avantageuse (Monaco, Andorre, Suisse…).
A l’occasion de l’arrivée de Paris-Nice, L’Equipe a consacré un
sujet à tous ces coureurs français qui résident dans la préfectures
des Alpes-Maritimes, où à proximité. Et l’autre spécificité du
cyclisme, c’est que des coureurs d’équipes concurrentes
s’entraînement régulièrement ensemble.
Adversaires en course, et partenaires d’entraînement ?
Ainsi, Jorgan Jegat, 10e du dernier Tour de France, ne partage
pas seulement la route avec Thomas Bonnet, Rayan Boulahoite et Alan
Jousseaume, ses coéquipiers de TotalEnergies. Il s’entraîne
régulièrement avec Kévin Vauquelin (Ineos Grenadiers) et Louis
Barré (Visma-Lease a bike), et Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM).
En juillet prochain, Jegat, Vauquelin et Seixas pourraient
pourtant être à la lutte pour une bonne place dans le classement
général du Tour. Mais ce n’est pas un problème pour eux.
« On n’en a rien à faire, confirme Vauquelin. Chacun
travaille de son côté, peu importent les watts. On s’en fout, on
est surtout là pour passer de bons moments et sortir justement de
la routine de l’entraînement. On n’est pas là pour faire des watts,
on choisit des parcours où on s’arrête au café, on est vraiment des
groupes d’amis. On est totalement détachés de ça. » C’est
l’esprit vélo.