Ce n’était pas prévu initialement mais Emmanuel Houcou a eu une nouvelle occasion de s’exprimer, ce samedi, lors de ce qui devait être l’étape-reine de Paris-Nice. Nettement escamotée en raison des conditions météorologiques, cette avant-dernière étape de l’épreuve s’est résumée à une étape d’une heure et de 47 km, avec une arrivée au sprint, alors que les favoris devaient normalement se faire la guerre dans les pentes enneigées d’Auron.
“C’était une belle opportunité. Quand on a su que l’étape était modifiée, on a changé les plans. Pff… Je savais que ça pouvait peut-être me convenir sur le papier, après je pense que, bon…”, souffle le sprinteur de Pinarello Q36.5. “On est sur Paris-Nice, on commence à avoir de la fatigue des premiers jours. Les jambes n’étaient pas aussi bonnes que prévues”.
Surtout, le Martiniquais – résidant d’Aix-en-Provence – n’a pas pu sprinter. “J’ai essayé de m’accrocher. Je me suis fait gêner par la chute aux trois bornes et ça s’est arrêté-là pour aujourd’hui… Je suis forcément déçu des sensations mais bon, c’est comme ça”. L’athlète de 23 ans – qui n’a même pas aperçu Dorian Godon l’emporter au loin à Isola – veut voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide et se satisfait de l’expérience accumulée au niveau WorldTour. “Il n’y a pas de négatif, il faut continuer à travailler, et revenir plus fort”. Le rendez-vous est pris.