Le président Volodymyr Zelensky a des griefs envers certains Européens et le fait savoir ce dimanche. Toutefois, il a aussi indiqué qu’il allait recevoir dans l’année une nouvelle aide venue de France, un tout nouveau système de défense SAMP/T, qu’il compte tester contre les missiles balistiques russes. Une alternative au système américain Patriot.
Il s’agit du « sujet le plus important » de ses discussions avec Emmanuel Macron à Paris vendredi, a-t-il précisé. Dans sa guerre avec la Russie, l’Ukraine ne veut par ailleurs pas perdre le soutien américain en raison de la crise au Moyen-Orient. « Nous démontrons notre volonté d’aider les États-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient » en leur offrant l’expertise ukrainienne en drones et « nous espérons très vivement qu’en raison du Moyen-Orient, les États-Unis ne se détourneront pas de la question de la guerre en Ukraine », a-t-il poursuivi.
Un chantage autour d’un oléoduc transportant le pétrole russe ?
Dans le même temps, le président ukrainien a accusé ses alliés européens de faire du chantage en pressant Kiev de réparer l’oléoduc Droujba qui transporte du pétrole russe, au cœur d’une dispute entre l’Ukraine et la Hongrie, s’exprimant devant un groupe de journalistes dont l’AFP.
« Ils me forcent à rétablir le Droujba » en liant ce dossier à un prêt européen de 90 milliards de dollars, bloqué par Budapest et qui sert notamment à acheter des armes pour l’Ukraine, a déclaré samedi M. Zelensky dont les propos étaient sous embargo jusqu’à dimanche. « J’ai dit à nos amis en Europe que cela s’appelle du chantage », a-t-il lancé.
L’Ukraine est toutefois prête à travailler avec tout dirigeant hongrois qui « n’est pas un allié » de Vladimir Poutine, a déclaré Volodymyr Zelensky à quelque semaines d’élections législatives en Hongrie qui pourraient entraîner un changement de gouvernement. «