L’OM a retrouvé le chemin de la victoire,
mais pas la ferveur de son public. Et pour le champion du monde 98,
l’attitude des supporters est tout simplement
incompréhensible.
Trois victoires consécutives en Ligue 1, une troisième place
retrouvée, un nouvel entraîneur qui semble avoir trouvé la clé…
L’Olympique de Marseille va mieux, beaucoup mieux. Après des
semaines de crise, de doutes et de résultats en berne, le club
phocéen a enfin enclenché une dynamique positive. Une spirale
vertueuse qui devrait, logiquement, s’accompagner d’un retour de la
ferveur populaire. Mais au Vélodrome, les tribunes restent froides,
les encouragements timides, et les protestations toujours aussi
visibles. Une attitude qui a fait bondir un observateur avisé du
football français.
Lizarazu : « Il ne faut pas saboter cette
saison »
Cet
observateur, c’est Bixente Lizarazu. Sur le plateau de l’émission
Téléfoot ce dimanche, le champion du monde 98 n’a pas mâché ses
mots pour qualifier l’attitude d’une partie du public marseillais.
Pour lui, ce boycott des encouragements, cette hostilité
persistante, est une erreur qui pourrait coûter très cher.
« Il y a l’objectif de la qualification en Ligue des
champions, il ne faut pas l’oublier, il ne faut pas saboter cette
saison », a-t-il martelé, visiblement agacé.
L’ancien
international français a reconnu que la saison avait été
« très compliquée« , avec des
« humiliations » comme le 5-0 face au PSG ou
l’élimination en Ligue des Champions. « Je peux comprendre
l’attitude des supporters », a-t-il concédé. Mais pour
lui, il est temps de passer à autre chose, de se remobiliser
derrière l’équipe pour ne pas « flinguer cette fin de
saison ».
Les
joueurs de l’OM applaudissent un public qui reste distant. Malgré
trois victoires consécutives et une remontée au classement, la
ferveur du Vélodrome n’est pas revenue. Un paradoxe qui interpelle
jusqu’aux champions du monde
« Très compliqué de jouer devant un public
hostile »
Bixente
Lizarazu a également insisté sur l’impact d’une telle ambiance sur
les joueurs. « C’est très compliqué de jouer devant un
public hostile. Parfois, on se galvanise à jouer face à un stade
hostile mais pas ses propres supporters », a-t-il
souligné, mettant en lumière le paradoxe d’une équipe qui se sent
plus soutenue à l’extérieur qu’à domicile. Un climat
« très difficile » pour des joueurs qui ont plus
que jamais besoin de soutien.
Le
message est clair de la part de l’ancien phocéen, direct, sans
concession. Il est un appel à l’union sacrée, à la raison. L’OM a
huit matches pour sauver sa saison et accrocher une qualification
en Ligue des Champions qui semblait inespérée il y a encore
quelques semaines. Les joueurs ont fait leur part du travail en
enchainant les succès. Reste à savoir si les supporters entendront
cet appel et décideront, enfin, de jouer leur rôle de douzième
homme. La balle est dans leur camp.