« Entre quatre yeux, des leaders européens me disent que j’ai raison, mais personne n’ose le dire tout haut », ajoutait De Wever dans les pages de l’Echo.
Dimanche, Maxime Prévot fait entendre un autre son de cloche. Rétablir ou maintenir un dialogue n’équivaut pas à une normalisation, indique le ministre des Affaires étrangères. Et l’Europe doit exiger une place dans les négociations.
« L’objectif des sanctions et du soutien militaire à l’Ukraine est précisément de créer les conditions d’une négociation crédible, lors de laquelle les Ukrainiens décident eux-mêmes de leur sort », indique-t-il. « Relâcher la pression avant cela, c’est donner à Poutine ce qu’il attend ».
Maxime Prévot reconnait que le conflit révèle notre vulnérabilité sur le plan de l’énergie. On doit diminuer notre dépendance aux combustibles fossiles, constate-t-il. « Et on doit convaincre les Etats-Unis de maintenir la pression, aussi sur le plan de l’énergie, plutôt que d’envoyer des signaux contradictoires comme le récent assouplissement pour le pétrole russe ».
Le soutien belge et européen à l’Ukraine « ne faiblira pas. La porte doit rester ouverte au dialogue, mais la normalisation des relations avec la Russie n’est pas pour demain ».
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