Les déclarations de Donald Trump sont fluctuantes, on le sait. Plus de deux semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, le président américain a finalement exclu à ce stade l’hypothèse d’un accord avec l’Iran. La veille, le milliardaire avait assuré que Téhéran était « est complètement vaincu et (vouloir) un accord ».

« L’Iran veut conclure un accord et je ne veux pas le faire parce que les termes de l’accord ne sont pas encore assez bons », a déclaré le président Trump, dans un entretien avec la chaîne américaine NBC.

Pour lui, ces termes doivent « être très solides » pour voir le jour et inclure l’engagement de Téhéran d’abandonner ses ambitions nucléaires.

Les États-Unis et Israël assurent avoir fortement affaibli la République islamique depuis qu’ils ont lancé, le 28 février, leur opération visant à détruire les programmes balistique et nucléaire iraniens, voire faire tomber le pouvoir.

L’Iran farouchement opposé

L’Iran a jusqu’ici rejeté toute discussion pour instaurer un cessez-le-feu dans ce conflit qui embrase la région et fait flamber les prix du pétrole.

Vendredi, des dirigeants ont défilé en plein cœur de Téhéran pour une marche propalestinienne, défiant leurs ennemis.

Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême ayant succédé à son père tué au premier jour de la guerre, a lui-même été blessé dans les frappes et n’est toujours pas apparu publiquement.

S’il est vivant, ce que Donald Trump a dit « ne pas savoir », il devrait « se rendre », a estimé le président américain. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a de son côté assuré qu’il n’y avait « pas de problème avec le nouveau guide suprême ».