À l’initiative d’Ouest-France, huit personnalités ayant marqué l’histoire du FC Lorient étaient réunies au Cinéville de Lorient, début mars. Durant plus d’une heure trente, les différents invités ont partagé leurs souvenirs, leurs moments forts. Voici le premier volet avec les plus belles anecdotes de nos invités.
Bernard Goraguer, meilleur buteur du club (1968-1972 et 1974-1977) : « Je suis passé du rire aux larmes en cinq minutes, lors d’un 16e de finale de Coupe de France contre Angers (1974-1975). Dans une grosse ambiance devant 10 à 12 000 spectateurs. On menait 3-0 à la 85e minute. Et je ne sais pas ce qui s’est passé, on a déjoué, c’était panique à bord, panne de son et d’images. Angers est revenu à 3-3. On était catastrophé. Notre coach Jean Vincent était livide. « C’est incompréhensible, ce n’est pas possible », disait-il. Ce match m’a longtemps marqué.
Et pour l’anecdote, je ne sais pas si c’est la vérité ou une légende. À 3-0, beaucoup de spectateurs ont quitté le stade pour éviter les bouchons, en pensant que le match était plié. En rentrant chez lui, un gars aurait dit que Lorient avait gagné 3-0. Sa femme avait entendu 3-3 à la radio, et s’interrogeait sur la présence de son mari au stade (sourire).
Je me rappelle d’un autre match, contre le Stade Quimpérois. Pour vous dire que le…