Élu au 1er  tour Champigneulles : Valentin Dethou (divers droite) 80,6 % Qualifiés pour le second tour Frouard : Pascal Bartosik (divers gauche) 48 %, William Graff (sans étiquette) 43,9 % Le principal enseignement à tirer du premier tour des élections municipales dans le bassin de Pompey, c’est celui de l’aggravation de la crise de la démocratie locale. Dans la moitié des communes (six sur treize), des électeurs déjà pas forcément ultra-motivés vu les taux d’abstention au niveau national et local avaient en effet le choix de voter pour… une seule liste.

« Intéresser les gens différemment à la politique »

C’était le cas à Pompey où le maire sortant, Laurent Trogrlic, est réélu pour la deuxième fois sans combattre. Il reconnaît que la pénurie de candidats dans de nombreuses communes pose un vrai problème démocratique et qu’il faut réfléchir à de « nouvelles modalités pour intéresser les gens différemment à la politique ».

De plus, là où il y avait des affrontements, ceux-ci n’ont pas forcément déchaîné les passions. À Champigneulles, principale ville du bassin de Pompey, le maire sortant, Valentin Dethou, a ainsi vécu un véritable plébiscite. Il est sorti vainqueur de son duel contre un opposant de gauche avec un score triomphal.

« Une industrialisation de la désinformation »

Au final, seule la commune de Frouard a connu une campagne et une élection chaude. « La toxicité des réseaux sociaux a passé un cap. Il y a eu une industrialisation de la désinformation. Avec en plus des attaques personnelles. Heureusement mes enfants sont grands et j’ai une forte carapace », confie le maire sortant Pascal Bartosik.

Son principal rival, William Graff, plaide non coupable : « Il n’y a pas eu de désinformation, ni de calomnie de notre part. J’avais demandé à mon équipe de respecter l’adversaire. Mais personne ne peut maîtriser les réseaux sociaux. » Au final, le maire sortant vire en tête et peut espérer une victoire dans une commune qui sera l’une des rares, voire la seule, du secteur à connaître un deuxième tour.