DÉCRYPTAGE – Très dépendants des importations de pétrole et de gaz venues du Golfe, le Japon et la Corée du Sud sont particulièrement fragilisés tandis que la Chine s’appuie sur ses importantes réserves.
À l’autre bout de la planète et bien plus loin du détroit d’Ormuz que l’Europe, l’Asie s’inquiète. Car, si le monde entier pâtit de la guerre en Iran, l’Asie « est l’épicentre de la crise pétrolière », pointe l’agence S&P global. Pour preuve, les Bourses asiatiques, ont plongé de 10 % dans les premiers jours de la guerre, quand les marchés européens chutaient de 5 % et qu’aux États-Unis, plutôt considérés comme un marché refuge, le recul était inférieur à 1 %.
« C’est un choc gigantesque pour l’Asie, une région très industrialisée qui a besoin de beaucoup d’énergie », résume Alicia Garcia Herrero, chef économiste pour l’Asie-Pacifique chez Natixis et professeur à l’Université des sciences et technologies de Hongkong. À quelques rares exceptions près comme la Malaisie, exportateur net de gaz et de pétrole, la plupart des pays de la région vont chercher à l’étranger une grande partie de leurs ressources énergétiques, en particulier auprès des États du Golfe.
Avant la guerre qui secoue aujourd’hui…
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