Le sourire est là, mais le ton est grave. Il est plus de minuit dimanche soir quand Benoît Payan, le maire et candidat (DVG), prend la parole. « Je voudrais remercier les Marseillais qui ce soir nous ont placés en tête, entame la tête de liste du Printemps marseillais (PM) devant le parterre de journalistes réunis depuis près de quatre heures dans son QG de campagne, sur la Canebière. Mais je veux dire la gravité du moment. Le Rassemblement national est aux portes du pouvoir « .

Si le maire sortant devance le candidat de l’extrême droite Franck Allisio, ce n’est en effet que d’une courte tête. Alors que ce dernier s’est fendu d’un discours deux heures seulement après la fermeture des bureaux de vote, Benoît Payan a prudemment attendu que la quasi-totalité des 497 bureaux, à une cinquantaine près, soient dépouillés pour s’exprimer, même si dès 23 heures, dans les couloirs du QG, les visages commençaient à se décrisper.

« J’appelle les Marseillais à dire non au RN qui veut faire de cette ville le tremplin et le marchepied de la famille Le Pen vers l’élection présidentielle, poursuit Benoît Payan qui convoque la responsabilité historique et républicaine de chacun. J’appelle les Marseillais…