Emmanuel Macron a déclaré dimanche à son homologue iranien Massoud Pezeshkian qu’il était «inadmissible» que la France soit «ciblée» dans l’escalade régionale provoquée par la guerre en Iran et a réclamé le retour «au plus vite» de deux Français détenus en Iran.
Donald Trump affirme avoir des discussions avec l’Iran mais que Téhéran ne serait pas encore prêt à mettre fin à la guerre.
Le président américain a mis la pression dimanche sur la Chine et l’Otan pour qu’ils aident à débloquer le détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième de la production mondiale de pétrole brut et de gaz. Le Japon et l’Australie ont répondu qu’ils n’envisageaient pas d’envoyer des navires de guerre sécuriser la zone pour le moment.
Le Japon, qui dépend du pétrole du Moyen-Orient pour 95% de ses importations, a confirmé recourir à partir de lundi à ses réserves.
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a dénoncé les bombardements israéliens sur des dépôts de carburant à Téhéran, estimant qu’ils «violent la loi internationale et constituent un écocide». Selon lui, «les habitants risquent de subir des effets néfastes à long terme sur leur santé» et «la contamination des sols et des nappes phréatiques pourrait avoir des répercussions sur plusieurs générations».
Le trafic aérien a été suspendu à l’aéroport du Dubaï, un des plus fréquentés au monde, après qu’un «incident relatif à un drone» a mis le feu à réservoir de carburant, sans faire de victime.