C’est un danger qui fait grand bruit sur les routes, ces derniers temps. Celui de l’usage, par certains conducteur, de protoxyde d’azote au volant. Une substance utilisée comme « gaz hilarant » par certains conducteurs, qui met en danger ceux qu’ils croisent sur leur chemin.
Plusieurs accidents sont d’ailleurs survenus, encore récemment. Comme lorsque trois jeunes perdaient la vie en Seine-et-Marne, dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 mars. « Le conducteur âgé de 19 ans avait consommé du protoxyde d’azote. Il a été retrouvé avec un ballon dans la bouche », résumait d’ailleurs Franceinfo.
Car le protoxyde d’azote multiplie par trois le temps de réaction des conducteurs, selon une étude de l’association 40 millions d’automobilistes. Vertiges, désorientation, perte de réflexes sont autant de facteurs augmentant le risque d’accident. Ce sans laisser de trace détectable lors d’un contrôle classique.
Le protoxyde d’azote interdit pour les particuliers en UE ?
Un vrai danger, que l’Union européenne veut réduire. Ce grâce à une décision suffisamment forte, pour changer la donne ?
La Commission européenne souhaite ainsi interdire la vente de protoxyde d’azote au grand public. En témoigne le commissaire Wopke Hoekstra, s’exprimant à ce sujet, devant les eurodéputés :
« Selon la proposition de la Commission, (…) les grandes bonbonnes de protoxyde d’azote seraient interdites dans toute l’Union à la date la plus proche possible, c’est-à-dire le 1ᵉʳ février 2027. »
Dans le détail, le protoxyde d’azote pourrait être classé comme substance reprotoxique. C’est-à-dire, un substance susceptible d’avoir des effets néfastes sur la fertilité ou sur la santé des enfants à naître.
Un classement crucial. Car il ouvrirait la voie à une interdiction de sa vente au grand public. Une mesure qui doit encore être discutée avec les États membres, avant d’être soumise au vote du Parlement européen.
La France en avance sur l’Europe sur le sujet ?
En attendant, rappelons que le Sénat vient d’adopter une proposition de loi en ce sens. À savoir, celle visant à restreindre la vente de protoxyde d’azote aux seuls professionnels.
Un sujet crucial pour la sécurité routière. Car s’il n’existe pas encore de statistiques consolidées, l’alerte sur l’usage croissant de ce gaz au volant est sonnée.
« Il y a urgence à agir », déclarait ainsi récemment le ministre de l’Intérieur, en appelant à un durcissement rapide du cadre législatif. Et la Sécurité routière de pointer cette consommation de protoxyde d’azote dans la hausse de la mortalité routière en 2025 (3 260 décès, + 2,1 % par rapport à 2024).
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Pour résumer
L’usage du protoxyde d’azote va-t-il bientôt être restreint en France et en Union européenne ? Des propositions de loi sont déposées en ce sens, à différentes échelles. Leur but ? Empêcher la vente de cette substance aux particuliers.
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