Une dernière bataille pour tenter de monter sur le podium final à Nice, à domicile, lui le Normand qui réside désormais dans la cinquième ville de France. Ce dimanche, Kévin Vauquelin compte bien profiter de routes qu’il “connait par coeur” pour tenter de faire plier Georg Steinhauser et monter sur la boîte de Paris-Nice, alors qu’il pointe à 19″ de l’Allemand au général. “On sait très bien que sur une dernière étape de Paris-Nice, tout peut se passer. On a eu des conditions difficiles hier (samedi), ça a été raccourci. Beaucoup de coureurs sont fatigués ou malades. J’ai envie d’essayer”, promettait à quelques minutes du départ, au micro de DirectVelo, celui qui s’est imposé au fil des jours comme le leader unique de l’équipe INEOS Grenadiers.
“On l’a vu sur les dernières éditions, même si ce n’est pas exactement le même parcours : c’est propice à du mouvement, ça peut le faire”, analysait-il au départ, devant l’Allianz Riviera, cadre du départ et de l’arrivée cette année, en lieu et place de la traditionnelle Promenade des Anglais, en raison des élections municipales. “Pourquoi pas attaquer mais je pense qu’on ne sera pas les seuls à essayer”.
« PROPICE À DU MOUVEMENT ET À DES CRAQUAGES »
Kévin Vauquelin le sait : “il faudra être placé dans les descentes”. Le coureur de 24 ans se demande si Jonas Vingegaard ne souhaiterait pas gagner une troisième étape ce dimanche. “Je pense que les Visma préfèrent l’avoir tout seul devant plutôt que de l’avoir en milieu de paquet à devoir prendre des risques en descente. Ils pourraient bouger eux-mêmes”.
Et pourquoi pas dans la Côte de Linguador, curiosité de cette dernière journée avec ses 3.3 km à 8.8 % de pente moyenne, dont un passage à 14 % ? “C’est vraiment une route de chèvres selon moi (rire), une route très dure, compliquée, avec un revêtement qui ne rend pas du tout. Ce sera en fin d’étape, en fin de semaine, ça va peser dans les jambes. C’est propice à du mouvement et à des craquages”. Il envisage sérieusement de bouger dans cette ascension située à quelque 20 kilomètres de l’arrivée. “Je suis ambitieux, j’ai envie de tenter. Je préfère essayer et perdre que ne rien faire”.