À l’approche du second tour des municipales 2026, l’enjeu dépasse les seules mairies. Le 3ᵉ tour se joue à la Métropole du Grand Nancy. Véritable centre de pouvoir et de budget, son actuel président est le maire de Nancy, Mathieu Klein.
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Dans cet entre-deux‑tours des élections municipales 2026, il y a sans doute un 3ᵉ tour qui se joue. Le vrai lieu de pouvoir, c’est la Métropole du Grand Nancy, car c’est là que se trouve un budget de 900 millions euros, contre 210 millions d’euros pour le budget de la mairie. Mathieu Klein, actuel président, qui l’avait très bien compris, a d’ailleurs pris la présidence de la Métropole sitôt l’élection de 2020 terminée.
Le rapport de force à la Métropole dépend directement des résultats municipaux dans les 20 communes. Quelques communes de la Métropole sont passées à droite dès le premier tour du dimanche 15 mars. C’est le cas à Essey-lès-Nancy, Seichamps et Jarville-la-Malgrange. D’autres pourraient en faire de même dimanche 22 mars prochain. Cela peut‑il changer l’équilibre de la Métropole ? Nous avons posé la question à François Laval, politologue et directeur du Campus Sciences Po de Nancy.
« Ludres, longtemps représentée par deux conseillers communautaires, voit aujourd’hui sa présence réduite à un seul en raison du recul démographique enregistré dans la commune ». La France insoumise, désormais en situation de pouvoir se maintenir au second tour, devrait obtenir un conseiller.
À ce stade, ce ne sont que des estimations : « la gauche obtiendrait environ 45 conseillers communautaires ; droite et centre 27, Renaissance 3 et LFI 1 ». La majorité absolue est à 39 sièges sur 76 qui composent le Conseil métropolitain.
L’arithmétique demeure donc favorable, à ce stade, à l’actuel président de la Métropole du Grand Nancy, Mathieu Klein, jusque‑là tout du moins. Le second tour n’ayant pas encore eu lieu, tout peut encore changer.
Les conseillers communautaires sont élus pour 6 ans, comme les conseillers municipaux, et renouvelés en même temps.
Dans les communes de 1 000 habitants et plus, les électeurs votent pour une liste municipale, et c’est cette même liste qui comporte, en tête, les candidats destinés à siéger au conseil métropolitain. Les conseillers communautaires sont donc désignés automatiquement en fonction des résultats des municipales. La liste arrivée en tête obtient une prime majoritaire au conseil municipal, ce qui influence mécaniquement la répartition des sièges communautaires. Les sièges sont ensuite répartis à la proportionnelle entre les listes ayant obtenu au moins 5 % des voix. Les conseillers communautaires élus sont aussi conseillers municipaux, car ils doivent siéger dans les deux assemblées.