Avec un score qui approche les 5 %, le Grenoble Alpes Collectif aura réussi à faire vivre ses idées durant la campagne du premier tour. « Le Grenoble Alpe Collectif a défendu, et continuera de défendre, la démocratie directe, la justice sociale, l’écologie populaire, les libertés associatives et les droits culturels. L’intérêt pour nos propositions montre l’importance de porter une telle démarche politique indépendante des partis, profondément collective, et visant un partage réel du pouvoir des élu.es vers les habitants et habitantes », précise la liste menée par Thomas Simon.

Pour le second tour, le collectif appelle à « faire barrage à une droite dure, réactionnaire et corrompue. Faire barrage aux idées racistes et qui s’attaquent aux libertés associatives et syndicales ». Il appelle donc à voter pour “Oui Grenoble” avec Laurence Ruffin. « Nous avons des désaccords avec cette liste mais nous préférons nous positionner dans une démarche exigeante, notamment sur les questions de démocratie locale, avec la gauche à la mairie que de devoir lutter contre la droite réactionnaire de retour au pouvoir », précisent les membres du GAC qui regretteraient en revanche que Laurence Ruffin fasse alliance avec la liste de Romain Gentil. « Cela ferait glisser la majorité vers une politique trop libérale, éloignée des besoins des Grenobloises et Grenoblois. L’avenir de Grenoble dépend donc de la capacité des forces de gauche à dépasser leurs désaccords, à coopérer, pour construire ensemble une alternative souhaitable. » Le GAC préférant que Laurence Ruffin s’allie avec La France insoumise d’Allan Brunon.

« La suite n’attend qu’à être écrite ! »

Quant à la suite, le Grenoble Alpes Collectif ne veut pas s’arrêter à cette élection. « Depuis deux ans, nous construisons un collectif pour porter les valeurs de démocratie directe, de justice sociale et d’écologie populaire. Nous continuerons à agir localement et à défendre ces valeurs qui nous animent. Nourri.es par la théorie communaliste, nous pensons que la transformation écologique et sociale n’est possible que lorsque les forces du mouvement social, les associations et les habitants s’emparent du pouvoir municipal pour organiser une démocratie directe dans la commune et dans chaque quartier de la ville. La suite n’attend qu’à être écrite ! »