Âgée seulement de 17 ans, Moana Peyrard est présentée comme l’une des grandes espérances du saut à la perche féminin. Pensionnaire du Nice Côte d’Azur Athlétisme depuis 2024, la Réunionnaise ne cache pas ses ambitions.

Moana, peux-tu premièrement te présenter ?

Je m’appelle Moana Peyrard, j’ai 17 ans, je fais du saut à la perche depuis 4 ans, ça fait 2 ans que je suis en métropole, car avant j’étais à la Réunion. Et je suis en terminale, au lycée.

Comment t’est venue cette passion pour le saut à la perche ?

Avant de faire de la perche, je pratiquais de la gymnastique à haut niveau, mais la période du covid m’a un peu démotivée, car à la Réunion c’était assez compliqué de s’entraîner. Mon frère faisait de l’athlétisme, et je voulais changer de sport. Mon père me disait que beaucoup de gymnastes se convertissaient à la perche car pas mal de mouvements sont similaires. Donc j’ai testé, j’y ai pris goût et j’ai continué.

Peux-tu raconter ton parcours de perchiste ?

J’ai donc commencé à la Réunion, et j’ai fait des résultats plutôt satisfaisants dès le début, avec un record à 3,20m, en minime c’est pas mal (le record de France en minime est fixé à 3,91m). Tous les ans, j’étais championne de la Réunion. Puis j’ai été sélectionnée par la Réunion pour participer aux Jeux des Îles. J’en ai fait deux au total, ma première fois était dans la catégorie junior et la deuxième dans la catégorie élite. J’ai ensuite été championne de France U18. L’année dernière était une grosse année, avec un titre de championne de France en hiver, avec un record des championnats à 3,96m, et lors des championnats de France estivaux j’ai également battu le record de la compétition avec un saut en 4,20m. J’ai, participé aux Festival Olympique de la Jeunesse Européenne en juillet, où j’y ai terminé 2e. Puis j’ai terminé par les championnats d’Europe U20, j’ai été surclassée. Le but était de prendre mes marques, j’ai fini finaliste. Cet hiver j’ai été sacrée championne de France U20, avec le record de France de la catégorie en 4,45m.

Peux-tu expliquer ton choix d’avoir intégré le NCAA ?

J’hésitais avec Talence, car ce sont des gros pôles d’entraînement. Après que mon père a parlé avec Stéphane Diagana (champion du monde du 400 m haies 1997), le choix s’est tourné vers Nice car Talence ne proposait pas de famille d’accueil. Donc passer de ma famille à « rien » ça aurait été trop compliqué. Stéphane m’a donc proposé de me recevoir en famille d’accueil, c’était un vrai plus. Et le cadre niçois n’est pas trop dépaysant de la Réunion. Le climat a été beaucoup pris en compte dans mon choix.

Moana Peyrard, lors du meeting de Miramas en janvier .

« Je peux clairement jouer une médaille aux championnats du monde U20 »

As-tu des idoles ?

Oui, Marie-Julie Bonnin (championne du monde du saut à la perche en 2025). C’est surtout la personne qu’elle incarne que j’aime. C’est ce qui m’inspire.

Qu’est-ce que Sébastien Reisdorffer, ton entraîneur, t’apporte sur le plan personnel et professionnel ?

Sur le plan personnel, c’est quelqu’un sur qui je peux compter, il prend soin de moi, c’est un deuxième papa. Du côté professionnel, j’apprécie sa méthode de travailler, la fusion entraîneur/athlète est très bonne, il fait attention à chaque détail et c’est quelque chose que j’apprécie.

Quels sont tes objectifs pour cette année et sur les prochaines ?

Après les championnats de France hivernaux, mes objectifs pour cette année ont changé. Grâce à la performance que j’ai réalisée là-bas, je peux clairement jouer une médaille aux championnats du monde U20 (à Eugene aux États-Unis du 5 au 9 août 2026). L’objectif est de gagner. Et l’objectif, sur un plus long terme, sera de participer aux JO de 2028 à Los Angeles.