Quand les vétérinaires annoncent à Paul Conyngham, un entrepreneur de la tech australien originaire de Sydney, que sa chienne Rosie n’a plus que quelques mois à vivre, l’ingénieur refuse de se résigner. C’est en 2024 que le Sydnéen apprend la mauvaise nouvelle, et qu’il se dit qu’il va mettre toutes les chances de son côté pour aider sa chienne, adoptée en refuge, à survivre.
C’est en 2024 que Paul Conyngham apprend que Rosie souffre d’une mastocytose systémique avancée (MSA), une forme rare de cancer qui entraîne une altération de fonction des organes, et donc des symptômes sévères. Chimiothérapie et chirurgie n’ont pas permis d’empêcher la propagation des tumeurs, et l’homme se retrouve désemparé face à cette maladie qui pourrait emporter son fidèle compagnon à quatre pattes.
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— Paul S. Conyngham (@paul_conyngham) March 14, 2026
C’est alors que Paul Conyngham se met à questionner ChatGPT sur les derniers recours qui s’offrent à lui et lui demande “comment concevoir un traitement personnalisé ?”. L’IA d’OpenAI lui suggère alors de s’orienter le Ramaciotti Centre for Genomics, en Nouvelle-Galles du Sud.
Moyennant 3 000 dollars australiens, l’établissement médical a séquencé la tumeur et l’ADN sein du chien puis les a comparés afin d’identifier les mutations spécifiques au cancer. Ensuite, grâce à l’AI AlphaFold de Google DeepMind, Paul Conyngham a analysé et prédit la structure desdites protéines, susceptibles d’être ciblées par le système immunitaire.
Un vaccin à ARN messager
Le projet attirera rapidement l’attention de Palli Thordarson, un spécialiste en nanomédecine de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSWRNA). Avec son équipe, le docteur Thordarson est alors parvenu à transformer les données génétiques en vaccin personnalisé à ARN messager, et ce, en moins de deux mois seulement.
Rosie recevra sa première injection en décembre 2025, suivie d’un rappel en février dernier. Les résultats sont très encourageants, avec une forte diminution de la plupart des tumeurs. “Cela n’a peut-être pas guéri Rosie”, tempère toutefois Palli Thordarson. “Cela lui a certainement fait gagner du temps, mais certaines tumeurs n’ont pas répondu au traitement. Martin Smith vérifie s’il se pourrait qu’elles aient muté différemment”, expliquait-il dans un tweet ce 15 mars.
Rosie n’est peut-être pas tirée d’affaires, mais ce traitement lui a néanmoins permis de retrouver de l’énergie et de la mobilité, lui permettant même de recommencer à courir après des lapins.
Le Pr. Thordarsson se réjouit même des effets produits par le vaccin, et annonce que les recherches seront publiées prochainement pour aider à la recherche. Il s’agissait toutefois là du tout premier vaccin anticancéreux conçu pour un chien, et la manière dont il a été conçu pourrait révolutionner le rapport de la médecine à la technologie.
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