Bryan Coquard s’en était déjà félicité vendredi, dans les rues d’Apt : la formation Cofidis enchaînait les performances solides depuis le début de Paris-Nice et cela a encore été le cas en fin de semaine. En second rideau, certes, mais la ProTeam nordiste a toujours répondu présent et obtient un bon classement général final grâce à son leader Ion Izagirre. “C’était une semaine plutôt positive pour nous. On visait ce Top 10 au général et une victoire d’étape. Les objectifs sont remplis à moitié”, déclarait Sébastien Hinault auprès de DirectVelo, dimanche après-midi devant l’Allianz Riviera.

QUELQUES REGRETS POUR LE PREMIER SPRINT DE LA SEMAINE

“D’une façon générale, on est très heureux de notre semaine et surtout de la façon dont le groupe a couru collectivement”, reprend le directeur sportif, qui garde quelques regrets en repensant à la première journée de course dans les Yvelines. “Il y avait moyen de faire mieux avec Milan (Fretin). Il était l’un des plus rapides du peloton”, rappelle-t-il en évoquant la 4e place du Belge. “Mais on sait que sur les sprints, malheureusement, c’est toujours beaucoup plus aléatoire qu’en montagne. C’est comme ça…”.

L’Espagnol Ion Izagirre, 7e de ce Paris-Nice, se dit pour sa part “content” de sa semaine. “Je venais pour un Top 10 et c’est chose faite. Toute l’équipe a répondu présent pendant huit jours, je trouve que l’on a été solides et complets en jouant devant à la fois sur les étapes pour sprinteurs puis sur les étapes difficiles, appuie-t-il dans le sens de son DS. Même au chrono par équipes, on s’est bien débrouillés”.

ION IZAGIRRE A FAIT LE BOULOT

Comme tout le monde, il a souffert d’une météo plus que capricieuse et des aléas de la course, mais ne s’en plaint pas. “J’ai l’habitude, c’est Paris-Nice. C’est toujours comme ça ici, même si c’est vrai que cette fois ça n’a fait que changer. Le soleil, la pluie, le vent, les bordures et même la neige… C’est la course ici à cette période de l’année. On sait qu’il y a toujours une étape très piégeuse où tu peux tout perdre et encore une fois, ça n’a pas loupé”.

Les occasions de jouer la victoire d’étape n’ont pas été nombreuses pour les puncheurs-grimpeurs. “La Visma et Jonas Vingegaard ont souvent voulu gagner, ça n’a pas laissé beaucoup d’opportunités. J’étais ambitieux pour samedi mais il s’est passé ce qu’il s’est passé et forcément, un sprint était bien moins intéressant pour moi…, sourit-il. Mais collectivement, c’était bien”. Place désormais à deux semaines en altitude, à Teide, pour le grimpeur basque, en préparation des Classiques ardennaises.