C’est l’un de ces procès dans lesquels victimes et auteurs semblent se mélanger, dans une zone grise un peu troublante. Ce jeudi 12 mars 2026, trois hommes ont été jugés pour tentative de vol de pièces automobiles en audience de comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Marseille, qui les a relaxés au bénéfice d’une enquête pour le moins bancale. Le récit des faits, était pourtant particulièrement éloquent.
Dans la nuit du 8 au 9 mars dernier, peu avant 3 h du matin, Farouk B. et Kamel B. avaient été découverts dans un parking privé, en train de s’affairer sur le pare-chocs d’une Audi, Mohamed B. se tenant dans une Mégane à proximité dans laquelle seraient découverts des outils.
Le propriétaire de la voiture, accompagné d’au moins deux proches, les avait surpris en rentrant de soirée. À l’arrivée de la police, Mohamed B., Farouk B. et Kamel B. avaient été maîtrisés manifestement avec violence, plaqués au sol le visage en sang. Un état qui leur vaudrait à tous trois un passage à l’hôpital avant d’être entendus en garde à vue.
Casiers judiciaires chargés
Dans le box, le jour de leur procès, les prévenus ont donné aux juges une version invraisemblable, expliquant avoir voulu …